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Le réchauffement limite les possibilités d'enneigement artificiel

Aujourd'hui, 19% des pistes suisses sont enneigées artificiellement.

(Keystone Archive)

L'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches à Davos (SLF) invite les stations de basse et moyenne altitude à bien réfléchir avant d'investir dans des installations d'enneigement artificiel.

En dessous de 1500 mètres, la neige artificielle pourrait à l'avenir rapidement fondre si les températures continuent à augmenter.

Selon l'étude publiée vendredi par le SFL, l'enneigement artificiel sera à l'avenir une solution surtout pour les stations de haute altitude.

Actuellement 19% des pistes suisses sont enneigées artificiellement, écrit l'institut dans un communiqué. Et ce taux devrait continuer à augmenter car pour les stations, le fait de pouvoir garantir la neige est devenu un important facteur de réussite économique.

En Autriche, 50% des pistes sont déjà recouvertes de neige artificielle. Dans les Alpes italiennes, le taux atteint par endroit 100%.

Augmentation de 1,8 degrés

La hausse des températures devrait toutefois à l'avenir freiner les possibilités d'enneiger les pistes.

Les chercheurs s'attendent à une augmentation moyenne de 1,8 degrés en hiver jusqu'en 2050. Cette évolution n'entraînera pas uniquement une baisse des chutes de neige.

Le SLF estime que les stations auront aussi des difficultés croissantes à enneiger le bas des pistes en dessous de 1500 mètres avant Noël. Une alternative pourrait être de développer les remontées mécaniques qui conduisent les skieurs en haute altitude.

Le problème de l'eau

L'étude montre par ailleurs que l'enneigement artificiel requiert de grandes quantités d'eau.

A Davos, par exemple, l'eau utilisée à cette fin représente 30 % de la consommation totale de la station. L'électricité requise pour produire artificiellement de la neige représente quant à elle 0,6 % de la consommation globale.

Une telle consommation d'eau peut conduire à des problèmes écologiques, relève le SFL. Le niveau des rivières, déjà bas en hiver, risque de passer en dessous des normes autorisées.

swissinfo et les agences

Neige artificielle

Près de 20% des pistes de ski suisses sont couvertes de neige artificielle.

Cette proportion correspond à un doublement en l'espace de cinq ans.

Il y a dix ans, seuls 5% des pistes étaient concernés.

Experts et branche des remontées mécaniques estiment que le kilométrage de pistes «artificielles» doublera dans les cinq ans.

Les Remontées mécaniques suisses chiffrent l'investissement nécessaire à 800 millions de francs.

Le champ skiable entre Adelboden et la Lenk dans l'Oberland bernois est actuellement déjà couvert à 60% par de la neige artificielle.

En comparaison avec d'autres pays de l'Arc alpin, la Suisse est, malgré le rythme de ses investissements, un quasi-pays en développement en matière de canons à neige.

L'Autriche couvre plus de 50% de ses pistes de neige artificielle, l'Italie presque 80% et la France 60%.

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