Un espoir pour les lièvres

La population de lièvres remonte, mais reste rare dans certaines régions. Keystone

Le nombre de lièvres suisses est remonté depuis le recul historique de 1997. Toutefois, l'espèce reste encore trop rare dans la plupart des régions.

Ce contenu a été publié le 26 mars 2002 - 13:43

L'étude sur la population des lièvres a été réalisée par la station ornithologique de Sempach sur mandat de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP). Quelque 200 régions réparties dans 20 cantons ont été étudiées pendant 10 ans.

La situation reste critique

Dans la moitié des régions, les chercheurs n'ont recensé que moins de trois lièvres au kilomètre carré. Or, les densités inférieures à six animaux sont considérées comme critiques.

En fait, la situation n'est satisfaisante que dans 10% des régions étudiées. Dans ces zones, la densité va de six à quinze lièvres par kilomètre carré.

Il est toutefois à remarquer que les lièvres ne peuvent être systématiquement recensés que dans les zones de plaine. Il n'y a pas d'indications précises pour les effectifs vivant dans les grandes forêts, dans les Alpes et dans le Jura.

Encore de gros efforts

Dans son rapport final, la station ornithologique de Sempach constate que le nombre de lièvres augmente depuis 1998. La situation s'est donc redressée par rapport à 1997, où l'on assistait encore un recul des effectifs dans la plupart des cantons.

Pour les chercheurs, cette amélioration s'explique par les mesures de compensation écologique prises dans l'agriculture, par le climat et des conditions météorologiques ainsi que par des fluctuations naturelles de l'espèce.

«Mais de gros efforts sont encore nécessaires pour sauver cet animal en Suisse», note l'OFEFP, notamment en ce qui concerne les compensations écologiques. Actuellement, 4% des surfaces agricoles ont été transformées en habitats naturels. Or, pour assurer l'avenir du lièvre, elles devraient atteindre 10%.

Peu de lièvres suisses dans l'assiette

La diminution des effectifs se fait bien sûr sentir parmi les chasseurs. Alors qu'en 1947, on pouvait tirer quelque 70 000 lièvres, ce nombre est tombé à 2584 en l'an 2000 pour l'ensemble du pays.

Onze cantons ont suspendu la chasse au lièvre en raison de la faiblesse des effectifs. De plus, de nombreux chasseurs renoncent d'eux-mêmes à tirer cet animal.

Dans onze autres cantons où cette chasse est pratiquée, moins de 100 lièvres ont été abattus en 2000. Les seuls cantons où plus de 100 tirs ont été effectués sont Vaud, le Tessin, le Valais et les Grisons.

swissinfo/Olivier Pauchard

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