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Volée de critiques contre l'Initiative de Genève

Les promoteurs de l'Initiative de Genève: l'Israélien Yossi Beilin (à g.) et le Palestinien Yasser Abed Rabbo.

(Keystone Archive)

Les dirigeants des organisations juives désapprouvent le rôle de la Suisse dans l'Initiative de Genève. Ils l’ont dit mercredi à la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Ils estiment que Berne devrait traiter avec le gouvernement israélien.

La rencontre, qui s’est tenue à Genève, réunissait représentants des Congrès juifs mondial et européen, des juifs de Suisse et la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Politiciens non-représentatifs

Pour Isy Leibler, un des vice-présidents du Congrès juif mondial (CJM), la Suisse doit discuter directement avec les autorités israéliennes pour faciliter la paix au Proche-Orient, et non avec des «politiciens qui ont échoué».

«Ces politiciens ont été rejetés par la grande majorité du peuple israélien dans des élections démocratiques», a souligné M. Leibler.

Il faisait allusion à l'ex-ministre travailliste Yossi Beilin principal promoteur de l'Initiative de Genève avec l'ex-ministre palestinien Yasser Abed Rabbo.

«Nous reconnaissons que le soutien de la Suisse est basé sur de bons sentiments, mais la réalité est que le gouvernement suisse interfère dans les affaires intérieures d'Israël», a encore dit le vice-président du CJM.

Selon lui, Micheline Calmy-Rey a exprimé sa «compréhension» et souligné lors de l'entretien que le financement de l'Initiative de Genève était principalement d'origine privée.

Pour sa part, Elan Steinberg, conseiller du président du Congrès juif mondial Israel Singer, a rappelé que dans le cas des accords d'Oslo, ils avaient été négociés par des représentants du gouvernement israélien.

Les organisations juives ne sont pas opposées à «certains éléments» du contenu de l'Initiative de Genève, mais ils devraient être discutés avec les autorités officielles, a insisté M. Steinberg.

Quant au président de la Communauté juive de Suisse Alfred Donath, il voit dans le rôle de la Suisse «une interférence peu amicale».

Actes antisémites

Les dirigeants des organisations juives ont par ailleurs transmis à la cheffe de la diplomatie suisse leur vive préoccupation quant à la recrudescence des actes antisémites en Europe, après les attentats perpétrés samedi à Istanbul.

Le président du Congrès juif européen Cobi Benatoff a demandé à Mme Calmy-Rey «des actions précises» pour lutter contre cet antisémitisme.

De son côté, Alfred Donath a affirmé que «la communauté juive de Suisse avait peur.»

«Il y a moins d'actes de violence par rapport à la France ou la Belgique, a-t-il ajouté, mais des injures, des violences dans les écoles ne sont pas rares en Suisse aussi».

Selon lui, «les attentats d'Istanbul peuvent avoir lieu partout en Europe. La Suisse n'est pas plus à l'abri d'un acte terroriste qu'un autre pays».

Appel aux dirigeants européens

Réunis mardi et mercredi à Genève, les instances du Congrès juif européen, représentant 45 pays, ont en outre décidé de lancer un appel aux gouvernements européens à l'occasion du prochain sommet de Bruxelles en décembre.

Ils vont demander aux dirigeants de l'Union européenne (UE) de prendre des mesures concrètes pour «éviter un transfert du conflit du Proche-Orient en Europe».

Cobi Benatoff a affirmé que soixante ans après l'Holocauste, «l'antisémitisme est très présent en Europe». «Les citoyens juifs ne peuvent mener une vie normale», a-t-il assuré, qualifiant la situation d'«intolérable».

swissinfo et les agences


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