Vote sur les bilatérales: un tiers des Suisses hésitent encore

A deux semaines du vote sur les bilatérales, un Suisse sur trois ne sait pas encore s’il glissera un oui ou un non dans l’urne le 21 mai. Parmi ceux qui le savent, les avis favorables dominent toujours.

Ce contenu a été publié le 08 mai 2000 - 17:52

Le sondage a été réalisé par l’institut bâlois Konso pour le compte de la Télévision suisse romande et du quotidien «Le Matin». L’institut a interrogé 1324 citoyens représentatifs dans tout le pays.

Selon ses estimations, 46 pour cent des Suisses sont favorables aux accords bilatéraux avec l’Union européenne et 10,8 pour cent y sont opposés. 11,1 pour cent des personnes interrogées disent ne pas savoir ce qu’il faut voter et 32 pour cent hésitent encore entre le oui et le non. Ce dernier groupe, celui des indécis, est particulièrement important au Tessin, avec 47,3 pour cent.

Or, le poids des indécis pourrait peser lourd, d’autant plus que 71,5 pour cent des sondés déclarent qu’ils iront aux urnes. Quant à ceux qui soutiennent les accords, l’argument des avantages économique revient le plus souvent (48,4 pour cent) pour motiver leur choix. Chez les opposants, c’est la peur d’un afflux d’étrangers qui est le plus cité (32 pour cent).

Reste que la réalité des chiffres est sujette à interprétation. Se basant sur un autre sondage, la télévision alémanique DRS pronostiquait samedi que le oui aux accords l’emporterait avec 63 pour cent des voix, soit 17 pour cent de plus que selon l’institut Konso.

Cette différence importante provient de la signification accordée au vote des indécis. DRS les a comptabilisé en deux groupes: les «plutôt pour» et les «plutôt contre». Konso, en revanche, ne les a placé dans aucun des deux camps. Mais quoiqu’il en soit, à deux semaines du vote, le oui semble toujours largement l’emporter.

Olivier Pauchard

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