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les molécules du bien-être

Nestlé está modernizando los ingresos de sus productos. CRN

Sur les hauteurs de Lausanne, les chercheurs de Nestlé planchent sur les aliments du futur: nouveaux mélanges moléculaires, additifs et autres produits diététiques.

Este contenido fue publicado el 15 noviembre 2006 - 11:23

Fidèle à sa tradition d'innovation, la multinationale développe une nourriture personnalisée et adaptable aux besoins de la société moderne. Mais certains n'y voient que de la poudre aux yeux.

«Durant plus d'un siècle, notre souci principal a été de répondre aux besoins alimentaires d'une population en augmentation», explique Peter Brabeck, directeur général de Nestlé.

«Désormais, les consommateurs sont plus exigeants, notamment en ce qui concerne la santé», ajoute-t-il dans le film publicitaire consacré au Centre de recherche de Nestlé (CRN) sis à Vers-chez-les-Blanc, au-dessus de Lausanne.

Dans les pays riches, l'obésité, l'ostéoporose et une pression sanguine trop élevée sont aujourd'hui des problèmes de masse. En cause: une longévité accrue, le style de vie, mais aussi les habitudes alimentaires.

C'est la raison qui pousse Nestlé à diriger ses recherches vers le secteur du bien-être et de la santé.

Dans ses laboratoires, la multinationale de Vevey veut développer des aliments personnalisés, équilibrés et répondants aux besoins spécifiques de différents types de consommateurs. En un mot, elle met le paquet en matière de nourriture "fonctionnelle".

Bactéries pro-biotiques

«A long terme, notre but est de revoir toute la gamme des produits Nestlé et de les enrichir en additifs alimentaires bons pour la santé des consommateurs», explique Hengameh Van der Kaaij, porte-parole du CRN.

A ce jour, la composition de quelque 700 produits a été revue. Pour 58% d'entre eux, les contenus graisseux ont été réduits, et pour 56%, les calories revues à la baisse. Pour les 25% restants, Nestlé a freiné sur les sucres.

A partir de là, plusieurs de ces produits ont été complétés au moyen des "Branded Active Benefits" (BAB).

«Il s'agit de mélanges de molécules ajoutés aux aliments selon les besoins des consommateurs et après de minutieux contrôles scientifiques», explique Hengameh Van der Kaaij.

Quelques exemples: les bactéries pro-biotiques LCI combattent les

agents pathogènes et améliorent le fonctionnement de l'intestin. Le composé de vitamines et minéraux Actigen E renforce les capacités énergétiques. Les fibres BG-3 réduisent l'absorption du glucose. Et le composé d'acides gras Omega 3:6 favorise les fonctions cardiovasculaires...

Un marché prometteur

La course à la nourriture fonctionnelle qui plaît, est saine et ne fait pas grossir n'épargne aucun géant du secteur. De Danone à Unilever, en passant par McDonald's et Nestlé, tous y travaillent.

Et le slogan de Nestlé "Good food, good life" ne laisse aucun doute à ce sujet. Au passage, il permet

aussi de tabler sur des gains juteux. Selon une étude réalisée en Grande-Bretagne, le chiffre d'affaires de la nourriture fonctionnelle dans le monde a déjà atteint 30 milliards de francs suisses.

Dans les dix prochaines années, ce genre de produits devrait représenter au moins 10% de la totalité du marché alimentaire.

Nestlé a conçu le premier lait en poudre pour bébés en 1867, le premier café soluble en 1938 - Nescafé, devenu icône mondiale - le chocolat au lait ou les bouillons Maggi. En s'attaquant à la nourriture fonctionnelle, le géant ne fait que poursuivre sur le chemin de l'innovation.

«Juste du marketing»

«Le meilleur aliment fonctionnel? C'est simple, une pomme ou une orange. Des fruits naturels, riches en vitamines et bon marché», lance ironiquement François Meienberg, spécialiste en alimentation auprès de l'ONG Déclaration de Berne (DB).

A l'en croire, Nestlé et ses consœurs tentent de développer un segment de marché à prix élevé pour augmenter leurs marges sur des produits comme les céréales ou les yogourts qui, sinon, se vendraient à bas prix.

«Ces nouveaux aliments ne sont rien d'autre qu'une réaction aux habitudes malsaines et aux excédents de sucre que les produits

de ces multinationales ont contribué à propager. On nous rend malades, puis on nous soigne», constate François Meienberg.

La Fondation pour la protection des consommateurs est du même avis. Elle rappelle que, dans la plupart des cas, la nourriture fonctionnelle spécifique est inutile.

«Un régime naturel et équilibré et un peu de sport permettent de se sentir bien et ne coûtent pas cher, assure Jacqueline Bachmann, directrice de la fondation. La nourriture fonctionnelle? Ne me faites pas rire...»

swissinfo, Marzio Pescia (traduction et adaptation de l'italien, Gemma d'Urso)

Contexto

Leader mondial de l'alimentation devant Unilever, Kraft et Danone, Nestlé figure parmi les 30 premières firmes mondiales en termes de capital.

Le groupe suisse emploie 250'000 personnes sur les cinq continents. Il a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires record de 91 milliards de francs et un bénéfice net de 7,9 milliards.

La multinationale se tourne de plus en plus vers le secteur du bien-être et de la santé.

Le centre de recherche Nestlé de Vers-chez-les-Blanc a été inauguré en 1987. C'est la "base scientifique" de la société. Environ 650 collaborateurs de 50 nationalités y travaillent.

Parmi eux, des spécialistes en médecine, en physiologie, en statistiques, en informatique biologique, en génie chimique et en physique.

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Datos clave

Nestlé investit plus d'un milliard de francs par année dans ses activités de recherche et de développement.
Les recettes de plus de 700 de ses produits ont déjà été complétées par des éléments fonctionnels.
Ceux-ci sont "enrichis" ou adaptés pour satisfaire à des exigences alimentaires particulières.

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