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Prix de Lausanne 2016 Quand le maître transmet sa passion aux danseurs de demain

Il est exceptionnel qu’un chorégraphe se déplace au Prix de Lausanne pour donner lui-même une leçon: c’est le cas de Goyo Montero,directeur de ballet au Staatstheater de Nuremberg. «Je viens ici pour que les danseurs apprennent correctement ma pièce», explique-t-il. Un photographe de swissinfo.ch l’a suivi.

Particularité du Prix de Lausanne, des professeurs de danse corrigent les variations contemporaines que les candidats ont apprises dans leurs pays en regardant une vidéo.

Le coaching de Goyo, lui-même vainqueur du Prix de Lausanne en 1994, est particulièrement intense, plein d’énergie et de passion. «Il faut étendre le bras droit en haut et le descendre d’un coup comme si on tirait un élastique au maximum puis on le relâchait d’un coup», montre-t-il au groupe de jeunes danseurs, en bougeant lui-même sur la scène.

Sa pièce créée spécialement pour les candidats masculins du Prix se nomme «Grinding the teeth», sur une musique très moderne et mécanique composée par Owen Belton. «’Grinding the teeth’ est l’histoire d’un homme qui essaie d’atteindre un objectif sans y arriver et essaie à nouveau jusqu’à ce que la frustration se fasse sentir», illustre le chorégraphe espagnol.

Une œuvre de cinq minutes seulement mais qui comprend 30 ou 40 mouvements très complexes. «C’est certainement une pièce compliquée mais les candidats de Lausanne sont de haut niveau. Ils peuvent la maîtriser», assure-t-il.

Pour les candidates féminines, Montero a créé la variation contemporaine «Bow», basée sur la musique calme et spirituelle d’Arcangelo Corelli (1653-1713). «’Bow’ signifie saluer mais aussi arc ou archet d’instrument. J’ai voulu utiliser tous les sens dans mon œuvre, comme un jeu de mots. La danseuse va tout d’abord saluer et remercier la scène, espace sacré pour les danseurs, ensuite bouger comme si elle se transformait en archet et donc doit suivre la musique de manière très fidèle», souligne-t-il.

«Je suis très émue»

Juste après la leçon donnée aux candidates féminines, Yume Okano, danseuse japonaise de la John Cranko School, à Stuttgart, déclare: «J’ai appris beaucoup de choses, les mouvements que j’ai faits avant de venir ici étaient très différents et je suis très émue car Monsieur Montero lui-même a dansé et montré les mouvements en nous transmettant le vrai sens de sa chorégraphie».

Montero a dit une fois: «Pour interpréter une pièce contemporaine, les danseurs doivent tout d’abord être complètement fidèles aux mouvements. Mais au lieu de bouger tout simplement, s’ils essaient de bouger en donnant du sens aux mouvements, alors l’intériorité émerge».

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