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«Escucha mi cantar», carrousel de vies

La troisième chambre est occupée par un couple.

(G. leào de Caravalho)

Le chorégraphe suisso-brésilien Guilherme Botelho crée à Genève sa nouvelle pièce.

En une ronde ininterrompue, il dévide le fil de nos existences identiques dans leur différence.

Depuis dix ans, depuis qu'il a fondé à Genève Alias Compagnie, Guilherme Botelho sculpte le corps de ses danseurs en autant de tableaux colorés.

De son Brésil natal, il a emmené l'éclat d'une lumière, d'une saveur, d'une musique tropicales qui égayent chacune de ses créations.

Ce n'est donc pas un hasard si, parlant de sa nouvelle pièce chorégraphique, il la compare à «une salade de fruits du quotidien». Et ce n'est pas un hasard non plus si le titre de cette pièce «Escucha mi cantar» (Ecoute-moi chanter), qui emprunte son rythme et ses mots à une chanson de Célia Cruz, résonne comme un cri du cœur.

Une différence de destins

Cela tourne tout le temps dans «Escucha mi cantar». Cela tourne comme un carrousel. Sauf qu'ici il n'y a pas de chevaux de bois, mais trois chambres qui en leur ronde ininterrompue dévident le fil de la vie.

L'une d'elles est occupée par une femme, l'autre par un homme et la troisième par un couple. Leurs existences se mélangent et se séparent, laissant au public le sentiment d'une différence de destins pourtant identiques.

Pont aérien

«Chaque être humain croit avoir son quotidien à lui, dit Guilherme Botelho. Mais il y a dans notre monde moderne une communauté de vies à laquelle on n'échappe pas. C'est cet aspect tragi-comique de la réalité que j'ai voulu illustrer dans ma pièce.»

Et le chorégraphe de comparer le public de son spectacle aux habitants de Sao Paolo qui, pour se déplacer, empruntent souvent un immense pont aérien. Lequel fend le ventre de la ville quasiment collé aux immeubles qui le bordent.

«Les voyageurs, raconte Botelho, se trouvent ainsi projetés à l'intérieur des immeubles qui défilent sous leurs yeux à la vitesse grand V. Ils ont le nez fourré dans la vie intime des gens. Mais ils n'en saisissent que des fragments qu'ils tenteront de reconstituer plus tard, avec la certitude d'avoir réinventé un quotidien différent du leur».

swissinfo, Ghania Adamo

«Escucha mi cantar». Genève, Forum Meyrin. Du 8 au 11 octobre. Tel: 022 989 34 34

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