Avortement: vers un oui et un non

La loi s'adapte à la réalité. Chaque année, des milliers d'avortements sont pratiqués en Suisse. Keystone

Selon les projections de l'institut GfS, pour le compte de SRG SSR idée suisse, les Suisses ont nettement dit oui à la dépénalisation de l'IVG (environ 70%). Et non à l'initiative «pour la mère et l'enfant» (environ 80%).

Ce contenu a été publié le 02 juin 2002 - 13:47

Les résultats vers lesquels on s'achemine sont donc encore plus tranchés que ceux qui se dessinaient lors du sondage GfS publié le 23 mai.

En effet, selon les projections, plus de 70% des Suisses accepteraient le régime des délais, contre 63% lors du dernier sondage.

Et plus de 80% des votants rejetteraient l'initiative dite «pour la mère et l'enfant», alors qu'ils étaient 57% à le faire, selon le même sondage.

Résultats partiels

Des projections que confirment les premiers résultats. Dans les cantons d'Argovie et du Jura, le oui au régime des délais est proche de 70%.

Dans ceux de Fribourg, de Glaris et de Zoug, il dépasse ce seuil. A Genève, c'est un oui massif, avec près de 88%.

Résultat moins net au Tessin et dans le demi-canton de Nidwald, avec 63% de oui, ainsi qu'à Appenzell Rhodes-Extérieures, 65%. Seul Uri, pour l'instant, livre un résultat serré, avec 50,6% de oui.

En ce qui concerne l'initiative populaire «pour la mère et l'enfant», le score est encore plus clair. A Uri, le non atteint 70%, à Obwald 74% et au Tessin 76%.

Dans le Jura et à Nidwald, il avoisine les 80%. Partout ailleurs, selon ces résultats partiels, il est même supérieur. Genève enregistre plus de 88% de rejet.

Les enjeux du scrutin

Le Conseil fédéral proposait une modification du Code pénal en vue d'une dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Mais ce projet s'est heurté à un double référendum.

Le premier provenait du PDC. Les démocrates-chrétiens estimaient que le projet de révision ne protège pas assez la vie à naître. Le deuxième référendum était issu, lui, de milieux hostiles à toute idée d'avortement.

Le second objet du scrutin du 2 juin était l'initiative dite «pour la mère et l'enfant». Ce texte proposait d'interdire purement et simplement l'avortement si la vie de la mère n'est pas en danger.

swissinfo

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