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Beau comme le Théâtre du Passage à Neuchâtel

Les concertistes de «Piano Seven», se produiront les 1 et 2 février.

(swissinfo.ch)

Inauguration, vendredi, du tout nouveau Théâtre du Passage. Après 13 ans d´hésitations, la ville de Neuchâtel s´est enfin dotée d´un édifice culturel à la hauteur des exigences techniques et de sécurité préconisées au niveau international.

L'adhésion des communes neuchâteloises au projet, bloqué sur cinq ans, n'a pu être acquise que sur la base d'un budget de fonctionnement extrêmement serré. La part dévolue à la programmation ne s'élève en effet qu'à 130 000 francs. Une somme qui représente le tiers de ce dont disposent les autres salles de spectacle en Suisse romande, telles le Forum de Genève, l'Octogone de Pully, Beausobre à Morges ou encore le Crochetan à Monthey.

Raison pour laquelle le directeur du Théâtre du Passage de Neuchâtel, Robert Bouvier, n'a pas perdu son temps. D'abord, il a acquis le soutien du Service culturel Migros en la personne de Frédéric Gafner, qui cosigne l'affiche de la première saison. Cette aide permet ainsi de doubler la garantie de déficit. En outre, des sponsors et des mécènes ont acheté des spectacles pour le Théâtre du Passage neuchâtelois.

C'est bien simple, Robert Bouvier et son équipe sont parvenus à réunir plus de 400 000 francs pour leur première saison culturelle. Autrement dit, au lieu de la douzaine de spectacles que le budget initial permettait d'accueillir, pas moins d'une quarantaine de manifestations artistiques ont pu être programmées dans le tout nouveau Théâtre du Passage.

Et c'est ainsi que la pièce «Le Costume» de Peter Brook envahissait, en guise d'ouverture vendredi soir, la grande salle du Théâtre du Passage, alors qu'une création romande «Le Mariage de Monsieur Mississippi» de Friedrich Dürrenmatt, mise en scène par Cyril Tissot, se jouait, au même moment, dans la petite salle aux cent places.

Précision de taille: la grande salle principale contient 520 places. Et sa scène comprend 14 mètres d'ouverture, 18 mètres de profondeur et 8 mètres de hauteur de cadre.

Pour mieux faire connaissance avec le Théâtre du Passage, il suffit de feuilleter son livret de la saison. Une couverture des plus classes, dans les tons pourpre ou bordeau, cassé par du beige ou un bleu de pluie. Les photos, belles à souhait, font d'autant mieux ressortir le thème des spectacles qu'elles sont couchées sur du papier légèrement cartonné. Danse, théâtre et musique, en passant par de l'humour et de l'opéra, défilent sous la pupille, comme si vous n'aviez plus qu'à entrer dans le spectacle de votre choix.

Très subjectivement, nous avons retenu la danse christique des Genevois d'Alias «Mr Winter», les 8 et 9 novembre; «L'Amante anglaise» de Marguerite Duras, mise en scène par Patrice Kerbrat, le 21 décembre; le duo celtique neuchâtelois Jael, le 25 janvier; les concertistes de «Piano Seven», les 1 et 2 février; et le théâtre musical de «Ramuz à Gilles» qui clôturera la saison, les 16 et 17 mai 2001.

Emmanuel Manzi

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