Ces 20% qui font la différence

Une équipe soudée et solidaire. Keystone

Chaque année, le Team Canada, composé de mercenaires issus de clubs différents, brille de mille feux à la Coupe Spengler. Larry Huras en connaît les raisons.

Ce contenu a été publié le 29 décembre 2001 - 12:14

Victorieuse de la Coupe Spengler à huit reprises, dont cinq fois entre 1995 et 1999, l'équipe du Team Canada joue à merveille, cette année encore, son rôle de pôle d'attraction.

Un pied en finale

Après trois matches et autant de victoire (la dernière en date vendredi soir face à Prague 4-1), l'équipe nord-américaine est presque certaine de se retrouver en finale lundi. Seul un très mauvais concours de circonstance peut encore la priver de disputer l'ultime match du tournoi.

Chouchous du public, les joueurs à la feuille d'érable ne sont pas des inconnus en Suisse. Cette année, quinze des vingt joueurs de Mike Pelino usent leurs patins dans les deux championnats nationaux (LNA et LNB).

Adversaires tout au long de la saison les voilà réunis sous les mêmes couleurs l'espace d'une semaine. Et l'alchimie est parfaite. Mieux, certains joueurs sont littéralement métamorphosés. Presque méconnaissables.

Une première pour Larry Huras

Remercié prématurément par les dirigeants des Lions de Zurich en début de saison, l'Ontarien a retrouvé de l'embauche derrière la bande le temps de la Coupe Spengler.

Adjoint de Mike Pelino à la tête des Canadiens, sa fibre patriotique vibre plus que jamais. Pour lui, les données de l'équation sont simples. «Un Canadien qui endosse le maillot national voit sa valeur intrinsèque augmenter de 20%. C'est comme cela», lance-t-il de but en blanc.

«C'est vrai!», confirme, encore en sueur, Serge Poudrier. Le défenseur canadien de Lausanne. «Nous sommes fiers de porter le maillot à la feuille d'érable. Et puis, ce ne sont pas que quelques joueurs qui jouent mieux, c'est toute l'équipe. Nous sommes vraiment soudés.»

La solidarité, le cœur et la fierté. Grâce à ces vertus, l'adaptation des mercenaires se fait à la vitesse grand V.

«Après, c'est une question de talent, surenchérit Larry Huras. Le staff dirigeant se doit dès lors de ne donner que des indications minimales. Il faut jouer simple.»

Aujourd'hui adjoint, demain entraîneur principal du Team Canada, peut-être, Larry Huras ne cache pas ses ambitions. A moins peut-être que de nouvelles opportunités intéressantes ne se présentent. Ailleurs. La rumeur le pressent déjà du côté de la Resega où il remplacerait Jim Koleff à la bande.

Une seule certitude. Avec ou sans lui, le fameux «fighting spirit» propre aux «Crazy Canucks» continuera à hanter les patinoires du monde entier.

Mathias Froidevaux, Davos

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