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De natura très insolitarum rerum

Détail de "Royal Helvetic Airlines: L'Europe en toute sécurité par nos tunnels aériens!" (Plonk & Replonk)

La Galerie Baudoin-Lebon, à Paris, présente une exposition collective intitulée «De natura rerum». Parmi les oeuvres présentées, françaises et suisses, les détournements loufoques des Chaux-de-Fonniers Plonk & Replonk.

C'est en collaboration avec les Journées Photographiques de Bienne que la galerie Baudoin-Lebon propose, sous le titre générique «De natura rerum», les travaux de dix photographes. Une exposition qui s'inscrit parmi d'autres dans le cadre d'un projet européen intitulé «Cosa mentale, Paysage».

Dix photographes? «Nous ne sommes absolument pas photographes... Mais ces temps-ci, on dirait qu'on est entré par la fenêtre, et sans le vouloir, dans le cercle des photographes», constate Miguel Morales, pilier de Plonk & Replonk aux côtés de Jacques et Hubert Froidevaux.

Plonk & Replonk, une bande de joyeux et subversifs lurons qui touchent à l'édition, à la création d'objets, et surtout au détournement d'images. A propos, «la nature des choses», est-ce vraiment leur domaine? «A partir du moment où nous changeons la nature des choses, nous tombions pile dans le spectre thématique que les auteurs de l'exposition désiraient».

Une douzaine d'images plonk & replonkiennes sont présentées à Paris, dans des tirages de luxe, à l'ancienne. «Nous sommes des gens du 19e, en réalité, et il y a déjà un siècle entre le 19e et nous! Comme le temps passe vite quand on s'amuse!» constate Miguel Morales.

Le grand truc de Plonk & Replonk, c'est en effet de plonger dans les témoignages iconographiques du passé pour les détourner avec un humour décalé, typé plutôt 3e millénaire.

L'esprit Plonk & Replonk touchera-t-il le public français comme il touche le public suisse, alors que les références helvétiques sont tout de même assez présentes dans leurs images? «Les documents de base ont forcément un côté helvétique, puisque nous utilisons beaucoup de vieux bouquins, de vieilles images d'ici. Mais dans le traitement lui-même, ce n'est pas forcément l'identité helvétique qui nous préoccupe. Ce sont plutôt les mésaventures de l'être humain!»

Le choix des œuvres présentées, réalisé par les responsables des Journées photographiques de Bienne, joue la carte du panachage. «Avec un accent porté sur le paysage, étant donné que le paysage est un thème important de ces expositions», précise Miguel Morales.

Quoi qu'il en soit, si vous ne connaissez pas encore le Roi de Suisse, courez à la Galerie Baudoin-Lebon, 38 rue sainte croix de la bretonnerie, dans le Marais. Jusqu'au 28 juillet, il vous y attend.

Bernard Léchot


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