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Ils sont toujours plus nombreux à vouloir conduire

La conduite, ils sont toujours plus nombreux à s'y frotter.

(Keystone)

L'an dernier, 173'640 personnes se sont présentées à l'examen théorique de conduite automobile en Suisse. Et 130'636 à l'épreuve pratique. Des chiffres en hausse de respectivement 7% et 1%.

Malgré cet attrait pour la conduite, le taux de réussite plafonne. Moins de deux-tiers des élèves s'en sortent avec succès.

Pour être précis, 65,5% des apprentis-conducteurs (ou 84'711 personnes ) ont réussi l'examen théorique de conduite en 2005. Et 64,8% le pratique.

Dans l'ensemble, 65,1% des élèves (113'511) ont reçu leur bleu (couleur du permis de conduire en Suisse) lors du premier essai.

Avec un variation de 1%, le taux de réussite aux examens est quasiment stable d'une année à l'autre, constate mardi l'Association des Services des Automobiles (ASA).

Mais l'association note aussi des changements. Le nombre de candidats à l'épreuve théorique a augmenté de 7%. Et de 1% pour l'examen pratique.

L'ASA explique cette hausse par l'introduction du «nouveau» permis, le 1er décembre 2005. En clair, nombreux ont été les apprentis-conducteurs à effectuer les démarches avant cette date afin de pouvoir profiter de l'ancien système.

Période d'essai

Car le nouveau régime change la donne. Auparavant, l'élève conducteur recevait «définitivement» son permis de conduire après avoir réussi les examens théorique et pratique.

Désormais, l'élève ne se voit accorder son bleu qu'après une période d'essai de deux ans. «Nous avons observé une hausse particulièrement forte en octobre et novembre», indique Sven Britschgi, responsable de l'ASA.

En comparaison cantonale, Obwald et Nidwald occupent la première place du classement des meilleurs taux de réussite aux examens théoriques avec plus de 75%.

«Dans les régions campagnardes, on se prépare souvent mieux au permis, estime Sven Britschgi. La pression sociale y est en effet plus forte.»

Tourisme du bleu

Appenzell Rhodes-Intérieures contredit toutefois cette observation. Le demi-canton fait figure de mauvais élève avec 46,7% d'échecs. Et 53,3% au seul examen théorique.

Cela a avoir avec une décision du canton voisin de St.Gall, qui a limité les langues d'examen théorique. D'où un «tourisme du bleu» vers Appenzell Rhodes-Intérieures.

Jusque récemment, cet examen théorique pouvait être passé en neuf langues dans tout le pays - allemand, français, italien, anglais, turc, albanais, serbo-croate, espagnol et portugais.

Et «pour des motifs d'intégration, quelques cantons conservent encore cette possibilité», indique Sven Britschgi.

Mais sur le plan national, le Parlement a précisé en 2005 la vocation du permis de conduire: la sécurité sur la route. Et non l'intégration des étrangers. La loi réduit dorénavant la possibilité de choix minimale aux quatre langues nationales.

Les francophones

Retour à la statistique de l'ASA, qui montre que les cantons romands obtiennent des taux de réussite aux examens théoriques légèrement supérieur à la moyenne suisse.

Les francophones font moins bonne impression aux tests pratiques. Les Vaudois obtiennent même le titre «de plus mauvais conducteur» avec plus de 50% d'échecs lors du premier examen.

swissinfo et les agences

Faits

En 2004, 3883 nouveaux conducteurs ont été impliqués dans des accidents (selon le TCS).

Ce chiffre baisse à moins de 1500 conducteurs au-delà des trois ans après l'obtention du permis.

Les accidents de la circulation sont la principale cause de mortalité des 18-24 ans.

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Formation en deux phases

- Après l'obtention du permis, le jeune conducteur doit suivre deux jours de cours, dont le premier dans les six mois. Objectif: lui permettre d'apprendre à prévenir les situations limites.

- Le second cours doit être suivi dans les trois ans. Il doit permettre au jeune conducteur de mieux analyser et d'améliorer son comportement face aux autres usagers et ses capacités routières.

- Si, durant les trois premières années, le jeune conducteur ne réussit pas les cours prescrits ou se voit infliger un retrait de permis, la période probatoire est prolongée d'un an.

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