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L'allure polissonne d'un Grand Guignol

«Rosencrantz et Guildenstern sont morts»... Nicolas Rossier met en scène, à Genève, une pièce du Britannique Tom Stoppard qui éclaire d'un jour comique la tragédie de «Hamlet». Bien joué.

«Rosencrantz et Guildenstern sont morts» a la fraîcheur d'un conte facétieux. Cette très célèbre pièce du Britannique Tom Stoppard, écrite en 1966, connut en Angleterre un immense succès.

Créée l'an dernier sous nos latitudes par Nicolas Rossier, la pièce est reprise actuellement au Théâtre Les Salons, à Genève. L'occasion d'aller voir l'intelligent travail accompli par le metteur en scène romand.

Rompu aux textes de Shakespeare (dont il a monté, entre autres, «Roméo et Juliette», «Titus Andronicus», «Othello»...), Rossier s'en donne ici à cœur joie. Car «Rosencrantz et Guildenstern...» est une réflexion sur le mal-être de Hamlet, mais orchestrée dans le style comique.

Tom Stoppard y excelle. Et Rossier le sert bien en donnant à la pièce l'allure polissonne d'un Grand Guignol où marionnettes et acteurs raniment le château d'Elseneur transformé en caverne de magicien.

Ils sont six sur scène (Christian Gregori, Roberto Molo, Dominic Noble, Frédéric Polier, Valentin Rossier et Matthias Urban) à manier la magie en se redistribuant sans cesse les rôles; jusqu'à donner au public le vertige d'une vie bercée par l'illusion théâtrale.

Les comédiens réussissent le divertissement avec une énergie de sprinters qui sur leur lancée escamotent par moments le texte et rendent quelques-unes de ses phrases incompréhensibles.

Ghania Adamo

«Rosencrantz et Guildenstern sont morts». Genève, Théâtre Les Salons; jusqu'au 10 juin. Tel. 022/ 80706 33


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