La planète danse à Fribourg

Fribourg, une semaine à l’heure internationale. Rencontres de folklore internationales de Fribourg

27e Rencontres de folklore internationales de Fribourg: depuis mardi, huit formations issues de quatre continents participent à cette manifestation, dont l'impact régional suscite des vocations chez de nombreux sponsors.

Ce contenu a été publié le 24 août 2001 - 16:22

Les artistes viennent de Bosnie-Herzégovine, d'Egypte, d'Equateur, d'Irlande, de Malaisie, du Mexique, de la République dominicaine ou de Roumanie. «Nous les sélectionnons toujours sur la base de l'authenticité, au niveau de la musique, des costumes et de la danse», affirme le président de la manifestation, Jacques Peiry.

Autre volonté des organisateurs: promouvoir des découvertes culturelles, comme l'année passée avec les représentants du Kazakhstan. Pourtant, cette année, la programmation est davantage axée sur le grand public: «Nous avons privilégié des groupes plus spectaculaires, plus faciles d'accès», et le président de citer les délégations mexicaine, équatoriale ou dominicaine, garantes, semble-t-il, de succès.

Un essoufflement du public est-il à l'origine de cette décision? Jacques Peiry confirme: «Tous publics confondus, nous en sommes toujours à environ 40 000 visiteurs. Le public est fidèle lors de la fête populaire en plein air, mais on a connu un tassement de la fréquentation dans les salles fermées». Et payantes.

Nombreux «parrains»

Quatre sponsors principaux, un partenaire média, seize sponsors secondaires ou cosponsors, les parrains semblent affluer à Fribourg. Un tiers des rentrées financières provient des billets, un tiers des subventions culturelles («plutôt à la baisse», précise Jacques Peiry), et un tiers du sponsoring, à la hausse quant à lui.

Parmi les parrains figure la Banque Cantonale de Fribourg. «La BCF apporte son soutien de manière conséquente dans l'aspect culturel ou sportif de la vie du canton. En l'occurrence, c'est l'une des manifestations les plus importantes. Les Rencontres de folklore internationales, avec leurs différentes facettes, regroupent un public très large» explique André Helbling, responsable de la publicité à la BCF.

L'image de l'ouverture

«C'est surtout un sponsoring d'image», précise quant à lui Jacques Peiry. Et selon lui, quelle image viennent donc chercher les sponsors? «L'image d'une Suisse ouverte au monde - même si c'est un idéal et que la réalité ne colle pas toujours à cet idéal - mais une Suisse ouverte, prête à avoir des échanges culturels. C'est dans ce sens-là que les sponsors nous soutiennent».

A propos, est-ce qu'avec «l'affaire» des sans-papiers, qui occupent actuellement l'église Saint-Paul à Fribourg, ces rencontres internationales revêtent un relief particulier? «Non», répond Jacques Peiry. «Nous sommes un festival de folklore, et la question des sans-papiers est un problème politique, interne à la Suisse. Nous ne nous en mêlons pas, même si nous prônons toujours l'hospitalité et la rencontre avec l'autre».

Chaque chose à sa place. Kud Bascarsija, El Tannoura, Ballet Folclorico Ecuatoriano de Virginia Rosero, The O'Donohoe School of Irish Dancing, Masenidaya, Grupo folclorico del instituto Blaise Pascal, Doina Timisului... A découvrir à Fribourg jusqu'au 26 août.

Bernard Léchot

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