Le Festival de la Bâtie dédié aux arts vivants

Le rocker australien Nick Cave (photo) est la star des quinze jours de concerts et de spectacles qui ont démarré vendredi à Genève. Un festival dont le thème principal est le sampling - autrement dit l’échantillonnage musical.

Ce contenu a été publié le 03 septembre 1999 - 10:47

Le rocker australien Nick Cave (photo) est la star des quinze jours de concerts et de spectacles qui ont démarré vendredi à Genève. Un festival dont le thème principal est le sampling, autrement dit l’échantillonnage musical.

Largement utilisé par les DJ's - ces créateurs des musiques électroniques qui submergent la planète - le sampling consiste donc à copier une ou plusieurs séquences musicales ou n'importe quel son, puis de l'intégrer à une nouvelle oeuvre. Certains artistes dont les oeuvres ont ainsi été citées crient au plagiat, alors que les DJ's défendent la part créative de leur travail et mettent en avant les nombreuses modifications qu'ils font subir à ces éléments copiés.

Ce débat aux retombées sonnantes et trébuchantes est donc au centre du festival de la Bâtie qui, pour l'occasion, a reçu le soutien de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Au programme donc : une table ronde sur le droit d'auteur dans l'ère digitale ainsi qu'une rencontre entre artistes et public intitulée «sampling : piratage créatif». Mais le festival permettra d'abord de découvrir de nouvelles facettes de cet art émergent. Une banque de données sonores sera livrée à plusieurs intervenants qui en feront chacun une production personnelle. Le public peut également participer à l'exercice via Internet.

Les musiciens ne sont pas les seuls à utiliser la technique du sampling. Le festival montrera les oeuvres de vidéastes baptisés VJ's ainsi qu'une chorégraphie agrémentée d'un fragment d'un autre spectacle de danse, un fragment dansé quatre fois durant la pièce.

Et ça n'est là qu'un échantillon d'un programme qui mixe concerts, expos, théâtres, cinéma, sans oublier plusieurs lieux de fête aménagés pour l'occasion.

Frédéric Burnand

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