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Le poids des villes

Faire ses courses dominicales dans les centres de transport restera possible.

(Keystone)

L'ouverture dominicale a été acceptée de justesse grâce au vote des villes.

Ce vote montre cependant qu'une ouverture généralisée des commerces le dimanche aurait toutes les chances d'être refusée.

Le refus de la modification de la Loi sur le travail, qui permet l'ouverture dominicale des commerces situés dans les grands centres de transports, s'est renforcé au fil des semaines.

Le premier sondage réalisé pour SRG SSR idée suisse montrait que l'assouplissement de la loi serait facilement accepté par le peuple. Au final, la décision s'est jouée dans un mouchoir de poche.

Le vote des agglomérations

Les partisans de la libéralisation l'ont emporté qu'avec quelques milliers de voix. Heureusement pour eux, cet objet ne nécessitait pas la double majorité. Si tel avait été le cas, le projet aurait été balayé. Car seuls cinq cantons et deux demi-cantons l'ont accepté.

En fait, jamais on n'avait vu un objet accepté par le peuple, mais refusé par un aussi grand nombre de cantons. Dans ces conditions, un constat saute aux yeux: c'est le vote des cantons très urbanisés et fortement peuplés qui a fait pencher la balance.

Un coup d'œil sur la carte des résultats permet de s'en convaincre. Le «oui» s'est en effet imposé dans les grandes agglomérations de Genève, Bâle, Berne, Zurich, ainsi que dans quelques régions voisines de ces centres.

Ces zones sont justement celles qui comptent déjà de nombreux commerces ouverts dans leurs gares ou leurs aéroports le dimanche. Or un vote négatif aurait contraint certains de ces commerces à fermer leur porte ce jour-là.

Directement concerné par la problématique, les citoyens de ces cantons ont peut-être été davantage que d'autres sensibles aux arguments des partisans de la libéralisation: un refus aurait débouché sur des pertes d'emplois et un retour en arrière pour les consommateurs.

Un large front du refus

Le vote de dimanche ne demandait que le maintien de ce qui existe déjà, soit l'ouverture dominicale des commerces dans les grands centres de transports. Mais les opposants ont dépassé ce cadre en affirmant qu'un «oui» constituerait un premier pas vers la généralisation du travail le dimanche.

Force est de constater que leur argumentation a failli faire mouche. Le travail du dimanche se heurte à un large front du refus. La gauche politique et les syndicats y sont traditionnellement fortement opposés.

Par ailleurs, les Eglises se mobilisent pour le respect du repos dominical. Leur poids n'est pas négligeable, surtout parmi les catholiques. Le vote de dimanche montre d'ailleurs que la libéralisation proposée a été plus fortement refusée dans les cantons aux fortes traditions catholiques comme le Tessin, le Jura ou le Valais.

Enfin, sans qu'il soit même question de sympathie pour la gauche ou pour les Eglises, il se trouve certainement une bonne partie de la population pour qui l'idée de devoir travailler le dimanche n'apparaît pas comme spécialement sympathique.

Le résultat du vote de dimanche montre que tout nouveau projet de libéralisation en matière de travail dominical se heurtera à une vive résistance. Et il n'est de loin pas sûr que la majorité se trouvera encore du côté de ses partisans.

swissinfo, Olivier Pauchard

Faits

La modification de la Loi sur le travail a été acceptée par seulement 50,6% des citoyens.
15 cantons et 4 demi-cantons l'ont refusée alors que 5 cantons et 2 demi-cantons l'ont acceptée.
Cela signifie que les commerces établis dans des grands centres de transports pourront être ouverts le dimanche, même s'ils ne répondent pas au critère de «service aux voyageurs».
Cette autorisation vaut pour les centres de transports qui dégage un chiffre d'affaire annuel d'au moins 20 millions de francs ou qui ont une importance régionale.

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