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Le sport avant le sport

Visage peint d’un Papou de Nouvelle-Guinée.

(Musée olympique)

«Aux racines du sport - origines, rites et identités». Le musée olympique de Lausanne invite à s’interroger sur les gestes qui font le sport actuel.

Principalement liés à la survie, certains jeux physiques ancestraux avaient - ou ont encore - une valeur rituelle ou identitaire. Et cela aux quatre coins de la planète.

D’abord le noir. Puis des images-choc de performances sportives distillées par quatre écrans géants; le bruit assourdissant d’un chronomètre suramplifié; et des flèches stroboscopiques arrivant en contresens.

A peine le visiteur a-t-il passé le tourniquet d’entrée de la nouvelle exposition temporaire du Musée olympique de Lausanne que son pouls s’accélère! «Notre intention est de plonger immédiatement le visiteur dans le monde du sport actuel afin de l’emmener progressivement aux racines de ce dernier», explique malicieusement Rachèle Caloz.

Adjointe de la cheffe du Département de collections et expositions de la Fondation du Comité international olympique, elle est également commissaire de cette exposition.

«Le long du couloir qui mène à la seconde pièce, les chiffres d’un chronomètre s’effacent petit à petit pour laisser apparaître des signes maliens en rapport avec l’eau, qui initient le chemin vers la richesse et la diversité des cultures présentées par la suite.»

Des objets venant des cinq continents

L’exposition est née de l’envie des responsables du Musée olympique de mettre sur pied un événement en lien direct avec l’année 2005, décrétée 'Année internationale du sport et de l’éducation physique’ par l’ONU.

«Nous sommes bien évidemment partis des Jeux olympiques, poursuit Rachèle Caloz. Car les JO font figure d’Esperanto du sport. A partir de là, nous avons eu envie d’effectuer un retour aux origines en nous interrogeant sur la signifiance des gestes sportifs contemporains. Sur les cinq Continents, ceux-ci étaient liés autrefois à la survie, aux rites ou à la religion.»

Le lien avec aujourd’hui reste constamment présent. Sur cinq autres grands écrans, des images de visages de Papous de Nouvelle Guinée arborant des peintures saisissantes font subitement place à ceux de supporters grimés aux couleurs de leur équipe nationale.

Pour la première fois, une exposition temporaire du musée olympique se déroule sur deux étages. Au second, donc, la visite se poursuit par une présentation d’objets rares et inhabituels, et de témoignages filmés uniques.

Liés aux rites et aux multiples identités, ils apportent un éclairage nécessaire à la compréhension des richesses de certaines pratiques, à la recherche des sens et de la véritable signification de gestes sportifs modernes.

«Grâce à nos relations aux quatre coins du monde, nous sommes en mesure d’exposer une multitude objets qui sont habituellement extrêmement difficiles à réunir, se réjouit Rachèle Caloz. Et la participation des musées d’ethnographie de Neuchâtel et de Genève apporte un autre regard.»

Nadaam, capoeira et lutte traditionnelle sénégalaise

Le sport et l’ethnologie se répondent ainsi sur 720 mètres carrés. Et c’est avant tout le regard porté par les visiteurs sur la pratique des diverses activités présentées qui en suggère leur interprétation.

Les jeux du Nadaam en Mongolie (lutte, tir à l’arc et course de chevaux), par exemple, sont également liés au renouvellement des cultures et assument une fonction d’échange de force vitale avec le monde du surnaturel.

La capoeira brésilienne – art martial dansé et chanté – inventée et importée par les esclaves africains constitue un instrument de défense. Mais c’est aussi un vecteur identitaire et un facteur d’intégration.

Pour les Indiens Kamayura d’Amazonie, la lutte symbolise les forces du bien et du mal et constitue également un acte rituel en hommage aux morts. Pour terminer, une poudre magique utilisée par des lutteurs sénégalais et un walki, sorte de pagne en peau de porc d’un lutteur du Niger ajoutent une petite pointe de magie.

«Afin que les visiteurs puissent admirer ce pagne en toute quiétude, conclut Rachèle Caloz, celui-ci a été 'désacralisé’ avant d’être exposé.»

swissinfo, Mathias Froidevaux à Lausanne

En bref

- La nouvelle exposition temporaire du musée olympique: «Aux racines du sport – origines – rites – identité» se tient jusqu’au mois de mars 2006.

- C’est la première fois qu’une exposition temporaire au Musée olympique se déroule sur deux étages, soit 720m2.

- L’exposition, en lien avec l’année 2005, décrétée 'Année internationale du sport et de l’éducation physique’ par l’ONU, se propose de découvrir le sens authentique et profond du sport.

- Elle fait notamment la part belle à la lutte au Sénégal, aux Jeux du Naadam en Mongolie, à la capoeira brésilienne ou au sumo japonais.

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