Londres du 21ème siècle : une Tate Gallery made in Switzerland

Le bureau d’architecte bâlois Herzog et de Meuron vient de terminer le «lifting» de la New Tate Gallery. Au printemps prochain, cette ancienne centrale électrique accueillera la seule collection d’art contemporain d’Angleterre.

Ce contenu a été publié le 24 septembre 1999 - 15:28

Le bureau d’architecte bâlois Herzog et de Meuron vient de terminer le «lifting» de la New Tate Gallery. Au printemps prochain, cette ancienne centrale électrique accueillera la seule collection d’art contemporain d’Angleterre.

Toutes proportions gardées, Londres est en train de vivre ce qu’avait vécu la France dans les années 80 : les «Grands Travaux». Une série de projets plus ou moins liés aux célébrations du millénaire préparées d’ailleurs à grands coups de superlatifs de ce côté-ci de la Manche. La capitale britannique, vieille fille conventionnelle, longtemps effarouchée par la nouveauté, se met donc à changer de visage.

Première touchée par ce lifting architectural : la rive sud de la Tamise où se multiplient les restaurants, terrasses et autres musées, comme celui du «Globe» le théâtre de Shakespeare ramené à la vie. Un peu plus loin, juste en face de la célèbre cathédrale Saint-Paul, se trouve l’ancienne centrale électrique de Bankside, immense rectangle posé à plat et surmonté d’une longue tour. C’est ce bâtiment que le bureau bâlois Herzog et de Meuron a été chargé de transformer il y a quatre ans.

Aujourd’hui, les architectes Jacques Herzog et Harry Gugger ont terminé leurs «grands travaux». Ils ont surmonté cette massive construction de briques d’un étage de verre dont les lumières se refléteront dans la Tamise. Une vue à contempler depuis les différentes terrasses et balcons, ainsi que de l’ascenseur qui mènera les amateurs tout en haut de la tour. L’aménagement, lui, reste encore à faire, avant l’ouverture des portes prévue pour mai prochain.

S’il est encore difficile de se faire une idée d’ensemble, une chose est sûre : la transformation de cette rive de la Tamise, où les Suisses auront laissé leur empreinte, ne pourra qu’être bénéfique à une capitale qui commençait à se scléroser.

Véronique Roess

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