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Nouveau soutien parlementaire à swissinfo

L'offre actuelle de swissinfo se décline en neuf langues.

(swissinfo.ch)

La Commission des transports et télécommunications de la Chambre basse refuse le démantèlement du portail en 9 langues prévu par SRG SSR idée suisse.

Les députés exigent à une nette majorité que la Confédération finance la moitié du budget de swissinfo.

Le 22 mars dernier, le conseil d’administration de SRG SSR idée suisse a décidé de tailler dans le vif en réduisant à un service en anglais l’actuelle plateforme internet en neuf langues vouée à l’information des Suisses de l’étranger comme à la présence de la Suisse dans le monde. Et ce, d’ici fin 2006.

La SSR justifie sa décision par les économies consenties au niveau de la Confédération. Dans le cadre de son programme d’allégement budgétaire 2003, celle-ci a en effet décidé de supprimer sa subvention en faveur de swissinfo.

Mais le plan de la SSR rencontre une nouvelle opposition sur le plan parlementaire. Après la Commission de politique extérieure de la chambre basse (le 5 avril dernier), c’est au tour de la Commission des transports et télécommunications du même Conseil national de s’y opposer.

Après auditions

Cette commission a auditionné mardi le président du Conseil d’administration de la SSR, le directeur de swissinfo et les représentants de l’Organisation des Suisses de l’étranger, du syndicat SSM et du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) afin d’obtenir plus d’informations.

Sa conclusion, entérinée par 14 voix contre 7: il faut continuer de verser des subsides fédéraux afin d’éviter le démantèlement drastique de l'ex-Radio Suisse internationale.

En clair, la commission souhaite que la Confédération assume la moitié des coûts résultant de la production d'informations destinées à l'étranger. Cette notion doit à ses yeux figurer explicitement à l’article 31 de la loi sur la radio et la télévision (LRTV), actuellement en cours de révision totale.

«La commission a voulu signaler qu’il est de l’indiscutable volonté du Parlement de conserver swissinfo et de mettre à disposition dans ce but les moyens financiers nécessaires», indique son communiqué.

Selon l'Office fédéral de la communication, le montant en question à sortir des caisses de la Confédération est impossible à chiffrer pour l'heure. L'enveloppe devra faire l'objet d'accords périodiques entre la Confédération et la SSR.

Le Conseil national ne devrait pas se prononcer sur la proposition de sa commission avant la session d'automne. Car cette dernière n'a pas réussi à terminer l'examen des divergences (avec la Chambre haute) sur la loi sur la radio et la télévision pour la session de juin.

Double exigence

Les syndicats réagissent à la prise de position de la Commission des transports et télécommunications. «Cette décision s’oppose clairement aux plans de SSR SRG idée suisse qui prévoit de démanteler swissinfo et de régionaliser Swiss TXT», constatent le SSM, Comedia et Impressum.

«Le monde politique soutient ainsi la voix de la Suisse à l’étranger et reconnaît sa valeur essentielle au plan économique et politique», poursuivent ces derniers, avant de formuler deux exigences.

A l’égard de la SSR, les syndicats exigent l’abandon immédiat du plan de démantèlement de swissinfo et de Swiss TXT.

«Il n’est pas question de prendre de décision définitive avant l’entrée en vigueur de la nouvelle LRTV, font-ils valoir. Légalement, la SSR n’a pas le droit de sceller l’avenir de swissinfo et de Swiss TXT aujourd’hui.»

La seconde exigence est adressée au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

«En tant qu’autorité de décision compétente, le DETEC doit stopper le plan de démantèlement de swissinfo prévu par la SSR». Les syndicats appellent aussi au rejet de la demande de modification de la concession de swissinfo, déposée par la SSR. «La concession ne peut être revue que lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur.»

Réaction de la SSR

Du côté de la SSR, son président du Conseil central estime que le monde politique n'a jamais été mis devant le fait accompli. «Il n’y a pas un fait accompli puisque nous n’entreprenons rien avant l’approbation de notre autorité de surveillance, le DETEC», explique Jean-Bernard Münch.

«Le retour à un subventionnement de 50% serait un pas dans la bonne direction, a reconnu Jean-Bernard Münch sur les ondes de la radio suisse romande (rsr). Il est clair que nous sommes prêts à discuter avec le département (DETEC) des améliorations de l’offre à envisager par rapport à notre décision.»

Jean-Bernard Münch note aussi que – en cas de financement garanti - «cela pourrait nous amener à reprendre un certain nombre de prestations - par exemple les émissions en langues autres que l’allemand, le français, l’italien et l’anglais».

«Mais, précise ce dernier, cela ne veut pas dire que la structure de swissinfo serait reprise à 100% telle qu’aujourd’hui. Notre constat est qu’il y a des doublons entre Swiss TXT et swissinfo. Nous ne reviendrons donc pas au swissinfo actuel.»

Réelle désapprobation

Pour rappel, la SSR a décidé de réduire swissinfo à une rédaction en langue anglaise de sept personnes (contre 13 actuellement). Et de conserver une capacité journalistique pour chacune des trois langues nationales.

Tous les autres services – espagnol, portugais, arabe, chinois et japonais – doivent faire les frais de ce plan qui, au final, doit mener à la perte de 70 à 80 postes de travail.

En dehors des syndicats, le Conseil des Suisses de l’étranger, le parti socialistes, les Suisses de France et de nombreux anonymes ont notamment fait connaître leur désapprobation face à ce démantèlement.

A l’interne, le personnel de swissinfo s’oppose plus que jamais au drastique amaigrissement de l’ex-Radio suisse internationale. Il vient de lancer un site propre visant à présenter sa «vision des choses» directement sur internet.

vivaswissinfo.org contient notamment les communiqués de presse, lettres ouvertes et lettres de lecteurs liés au plan de la SSR. Ainsi qu’une pétition en ligne.

swissinfo

En bref

- La confédération a octroyé 17 millions de francs à swissinfo en 2004 et 5 millions en 2005. Pour raison d’économies, elle a décidé de ne plus rien verser ensuite.

- 26 postes de travail ont été supprimés à swissinfo en 2004 et jusqu’à 80 nouveaux postes risquent de passer à la trappe suite la décision de la SSR en mars.

- Les mesures annoncées par la SSR sont censées permettre d'économiser 16 millions de francs par année. Ne subsisteraient qu’une rédaction anglophone de sept personnes et un journaliste par langue nationale.

- Ce redimensionnement de swissinfo doit encore obtenir l’aval du Département fédéral de la communication (DETEC), de l'Office fédéral de la communication (OFCOM), et in fine du Conseil fédéral ou de Moritz Leuenberger.

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