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Paradis aux Francofolies de Nendaz

Vanessa Paradis telle qu’en elle-même. (Photo Universal)

Vanessa Paradis et Etienne Daho occupent le haut de l'affiche de la 3e édition des Francofolies suisses de Nendaz, jusqu'à samedi. De la chanson française de qualité dans les Alpes valaisannes enneigées.

«Je sais enfin pourquoi je suis sur terre», confie Vanessa Paradis. Bliss (son nouvel album) est une déclaration d'amour à l'homme de ma vie, Johnny (Depp), et à notre fille, Lily Rose, à qui est dédié le 12e titre de son CD. J'ai profité du tournage de Johnny dans Chocolat, à Los Angeles, pour enregistrer mes chansons».

On le constate, pour fidéliser un public, la 3ème édition des Francofolies a, en effet, misé sur des vedettes. Au contraire des Francofolies de La Rochelle, qui, elles, privilégient une programmation plus exigeante.

Mais, La Rochelle peut se le permettre, car elle en est à sa 17ème édition», explique le directeur des Francofolies suisses, Philippe Lathion. Cela dit, les problèmes financiers auxquels doivent faire face les Francofolies de La Rochelle, ces dernières années, expliquent, en partie, l'absence de stars de la chanson dans la programmation.

A Nendaz, la soirée la plus intéressante risque bien d'être celle de vendredi avec Etienne Daho et surtout Vanessa Paradis qui fête son grand retour à la chanson. Tous deux évoluent, en effet, dans la mouvance d'une pop raffinée et haut de gamme.

Mais, les artistes suisses n'ont pas pour autant été oubliés. L'Octuor vocal de Sion ouvre le festival, jeudi. Alors que Stéphane Blok, le dandy lausannois aux beaux textes ciselés dans l'érotisme voilé, constitue la première partie de la soirée de vendredi.

«Nous voulons contenter le plus large public, commente Philippe Lathion. Ainsi, le spectateur sera emmené dans le chant grégorien avec l'Octuor de Sion, jusqu'à la grande variété française, samedi soir, avec Hélène Segara, élue interprète féminine de l'année aux dernières Victoires de la musique.

Toutefois, les Francofolies helvétiques ne donnent pas que dans le talent confirmé. Deux chanteurs en herbe se produisent sur la grande scène du chapiteau: le rocker Gavroche, la révélation des dernières Francofolies de La Rochelle et Frédéric Lerner, qui passe pour le nouveau Goldman de la variété française.

Mais, le plus déconcertant sera sans aucun doute de redécouvrir Vanessa Paradis dans un tout nouvel univers musical et poétique. Elle qui, voici huit ans, osait à peine se produire sur scène. Elle qui avait été calibrée, en début de carrière, pour un méga-tube «Joe le Taxi» qui, une fois n'est pas coutume, avait franchi la Manche.

Mieux encore, des deux côtés de l'Atlantique, les plus grands du show business avaient ensuite accepté de travailler pour Vanessa Paradis: le regretté Serge Gainsbourg, en France, et Lenny Kravitz, aux Etats-Unis.

Reste que, cette fois-ci, Paradis a pris les commandes de sa destinée discographique. Elle en a écrit les textes. Elle en a signé certaines musiques. Et s'est même improvisée productrice de sa galette. Non sans l'appui de l'éternel Frank Langolff (auteur de Joe le Taxi) et du talentueux Matthieu Chédid (le fils de Louis).

Comme dirait Philippe Lathion, «Vanessa? C'est vraiment une artiste à découvrir sur scène aujourd'hui». Elle qui navigue toujours sur un filet de voix câline, plus que jamais suspendu aux guitares acoustiques. Même son amour d'acteur, Johnny Depp, en joue.

Emmanuel Manzi


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