L'anglais précoce remis en question

Une étude du Fonds national de la recherche scientifique observe l'enseignement précoce de l'anglais dans les écoles primaires alémaniques d'un œil critique. Les arguments avancés en sa faveur sont contredits par le vécu des élèves.

Ce contenu a été publié le 08 juillet 2008 - 16:35

Au début des années 2000, plusieurs cantons alémaniques ont choisi d'enseigner l'anglais de manière précoce dans leurs écoles primaires en raison de l'importance de cette langue. Cette réforme scolaire avait suscité un vif mécontentement dans la partie francophone du pays.

Analysée dans le cadre du Programme national de recherche Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse, la mise en application de cette réforme montre aujourd'hui que les arguments de l'époque sont contredits par le vécu des écoliers.

Peu d'élèves ont l'occasion durant leur temps libre d'être en contact de manière productive et interactive avec l'anglais. Quant à l'utilisation d'expressions anglaises dans le «langage des jeunes», elle n'a pas grand-chose à voir avec l'enseignement d'une langue à l'école.

Il apparaît aussi que c'est surtout l'allemand standard qui compte, notamment dans la recherche d'une place d'apprentissage. Quant à l'argument de l'égalité des chances, il est relativisé par le placement des élèves dans différents degrés en fonction de leurs résultats scolaires.

Les chercheurs estiment néanmoins que la réforme doit se poursuivre, de même que la formation continue des enseignants du degré secondaire.

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