Umberto Eco et la Suisse

Umberto Eco, et sa fidèle pipe, lors du Forum de Davos en 2000. Keystone

L'auteur du «Nom de la Rose» fête son 70e anniversaire. Avec ses ouvrages, il a conquis le monde. La Suisse aussi.

Ce contenu a été publié le 06 janvier 2002 - 23:06

A cette occasion, Umberto Eco a accepté d'accorder une interview. Une seule. Au journal romain «La Repubblica». A la journaliste qui le présente comme le père de la patrie, le professeur répond ironique: «Le père de la patrie? Quand la patrie s'est cherché un père, elle a choisi Berlusconi.»

De poinçonneur à auteur

Etre écrivain ne faisait d'ailleurs pas partie de ses rêves d'enfance. «Tout petit, je voulais faire poinçonneur dans un tram. Un peu plus tard, j'aurais voulu devenir général... En fait, ma vraie ambition aurait été d'être pianiste dans un piano-bar.»

Mais c'est un destin tout différent qui attendait le stakhanoviste de la plume, auteur d'une quantité incroyable d'ouvrages. De journaliste TV à ses débuts, il est passé à une carrière académique, puis à la littérature.

«Le Nom de la Rose»

Le succès mondial est arrivé en 1980. Avec un premier roman «Le Nom de la Rose». Adapté plus tard au cinéma par Jean-Jacques Annaud. Interprété par Sean Connery. C'est avec ce roman, vendu à quelque 20 millions d'exemplaires, qu'Umberto Eco a fait son entrée dans la vie publique.

Dans «Le Nom de la Rose», des moines de toute l'Europe se rejoignent au monastère. Une métaphore qui laisse entendre que la culture dépasse les frontières. Un élément essentiel du discours tenu par l'écrivain.

«La Suisse, un exemple pour l'Europe»

Dans l'un de ses écrits datant de 1991, publié à l'occasion du 700e anniversaire de la Confédération helvétique, Umberto Eco parlait de l'existence en Suisse d'une «langue de la raison», modèle pour l'Europe. Il relevait cette capacité à connaître les autres langues parlées dans le pays.

Pour Umberto Eco, l'institutionnalisation du plurilinguisme suisse est un modèle réussi qui permet la cohabitation. «L'Europe des langues peut exister, conclut l'écrivain, parce que, au moins une fois dans l'histoire, et pour sept siècles, une Suisse des langues a existé.»

swissinfo

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