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Un chat en chaleur rôde au Loup

Krazy Kat, ou l’amour d’un chat pour une souris!

(SP)

Eric Jeanmonod adapte dans son théâtre genevois «Krazy Kat», célèbre BD de l'américain George Herriman.

Dix comédiens l'interprètent donnant aux personnages les traits d'un bestiaire humain.

Au Théâtre du Loup, dix comédiens vous emportent dans un voyage délirant qu'une poignée de musiciens, installés à l'avant-scène, font avancer au rythme de sérénades et de swing.

Entre euphorie et panique, match de boxe et cours de Bourse; entre grand canyon et prison, improvisation feinte et bravoure de ballerine, ces dix-là composent une humanité aux traits animaliers.

Humour rageur et tendre, rire jaune et amusé pour un bestiaire pas comme les autres qui s'embourbe dans le quiproquo amoureux et grimace devant le mélodrame.

BD délirante et inoxydable

On est ici totalement chez George Herriman et complètement ailleurs. Charlot n'est pas loin et Labiche veille au coin, en vieux chat. Sauf qu'ici le chat sort tout droit d'une bande dessinée.

La joyeuse bande à Herriman, cartooniste américain qui établit en un coup de tonnerre sa renommée lorsqu'il publia dans les années 1920 son célèbre comic strip «Krazy Kat».

Cette BD délirante et inoxydable fit le bonheur du public genevois dans deux spectacles présentés en 1984 et 1992.

Rebelote aujourd'hui et nouvelle version de la même bande gardée comme un talisman et retrouvée par les metteurs en scène Eric Jeanmonod et François Berté qui la montent sous le titre «Krazy Kat Kome Bak».

L’amour toujours

Retour heureux donc de ce «chat» aux effluves romanesques. Krazy Kat (impayable Rossella Riccaboni) est amoureux transi d'une souris (Luca Kasper et Yanoé Luisoni-Krieger, en alternance) qui s'en fiche de lui. Pire, qui le punit de ses audaces sentimentales en lui envoyant sur la tête des briques.

Mais il y a là le chien Pupp (Sandro Rossetti), un sergent qui en pince pour Krazy Kat et qui n'est pas prêt à lâcher la partie.

Aux côtés du trio gravitent de nombreux personnages qui vont du canard au hibou et dessinent les pourtours d'un zoo. Allégorie d'une société aux prises avec ses instincts et obsessions de toutes sortes.

Sur le plateau, l'action suit les caprices du langage, elliptique chez George Herriman. Ellipse dont la BD s'accommode bien, l'illustration comblant le vide que laissent les mots.

Cette illustration reste moins évidente une fois transposée sur scène. La succession des séquences est ici trop hachée. Elle empêche une fluidité de la narration que même le décor, très réussi graphiquement, ne parvient pas à maintenir.

swissinfo, Ghania Adamo

«Krazy Kat Kome Bak». Genève, Théâtre du Loup. Jusqu'au 21 décembre. Tel. 022 301 31 00

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