Un rêve, du talent et Phil Collins

Phil Collins. Fondation little dreams

L'artiste donne un concert à Genève pour lancer sa fondation en faveur des enfants dont le rêve est de pratiquer leur don artistique ou sportif.

Ce contenu a été publié le 18 janvier 2002 - 15:48

Une jeune inconnue d'Yverdon-les-Bains chante, samedi à Genève, en duo avec le célèbre chanteur-musicien anglais domicilié sur la Côte, Phil Collins. Elle se prénomme Melody, elle a 16 ans, et se destine à une carrière artistique.

C'est, en effet, par un concert «unplugged» de Phil Collins (9 musiciens + Melody), que la Fondation little dreams (petits rêves) prend son envol, samedi soir, au Grand Casino de Genève. Le couple Orianne et Phil Collins sont les cofondateurs de «little dreams».

Une formation adéquate

En fait, Melody vient d'arrêter, à 16 ans, son apprentissage de couturière, pour se consacrer uniquement au chant et à la danse. La Fondation little dreams l'a prise sous son aile.

C'est donc grâce à l'institution des Collins que Melody prend aujourd'hui des leçons de chant deux fois par semaine à Yverdon-les-Bains, avec un professeur-producteur de la maison de disques WARNER Switzerland, ainsi que des cours d'anglais et d'entretien physique.

Aussi, si des enfants comme Melody veulent réaliser leur rêve mais ne peuvent le faire, faute d'argent, ils ont la possibilité de prendre contact avec la Fondation little dreams par l'Internet. Des professionnels analyseront leur requête.

Des talents de 4 à 16 ans

Si talent véritable il y a chez l'enfant, il y aura rencontre avec ses parents. La fondation se chargera alors de prodiguer une formation à l'enfant de 4 à 16 ans. Et un parrain, professionnel dans le domaine visé, suivra attentivement l'enfant dans son développement artistique ou sportif.

Le parrain pour la musique est Phil Collins en personne. Qui, rappelons-le, fut le batteur émérite puis le chanteur du fabuleux groupe anglais de progressiv rock, Genesis, avant d'entamer, en parallèle, une brillante carrière solo. Il devrait sortir un nouvel album-CD, cette année.

Pour ce qui relève de la comédie et du cinéma, Muriel Robin est l'une des marraines. Elle assurera d'ailleurs l'animation de cette première soirée de gala au Grand Casino de Genève, samedi, dès 19h.

De prestigieux parrains suisses

Mais il y a aussi de grands noms suisses comme parrains et marraines: Jean-Luc Bideau pour le théâtre, Magali Messmer pour le triathlon, Erika Hess pour le ski alpin ou encore Dano Halsall pour la natation.

On le constate, «little dreams» s'est attaché de grandes vedettes du spectacle et du sport. Normal, la fondation s'adresse aux enfants du monde entier. «Mais ce sont surtout des gens qui ont accepté de s'investir avec enthousiasme et générosité», remarque Cécile Duboeuf, directrice de la Fondation little dreams.

Reste que M. et Mme Collins ont pris en charge la totalité des frais inhérents au lancement de «little dreams». A l'avenir, l'institution sera financée par les amis de la fondation, des donateurs simples et par la création d'événements sensés rapporter des fonds, auxquels sont s'associer des partenaires financiers.

A ce jour, «little dreams» s'occupe d'une dizaine d'enfants. Ils sont guitaristes ou athlètes en herbe. Quant à la fondation, elle ne fonctionne qu'avec une directrice, une comptable et une secrétaire. Mais elle devrait s'agrandir. Car «ça part fort!», s'enthousiasme Cécile Duboeuf.

Emmanuel Manzi

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