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Beaucoup reste à faire après l'Année de l'eau

(Keystone)

En 2003, les Suisses ont pris conscience du problème de l’eau. C’est le premier bilan que tirent les organisateurs du volet helvétique de l’Année internationale de l’eau.

Mais, il reste encore beaucoup à faire pour protéger cette ressource vitale. Dans les pays du Sud évidemment, comme en Suisse.

Année internationale de l’eau, 2003 aura aussi été celle de tous les excès de la météo. Avec l’été exceptionnel qu’ils ont vécu, les Suisses ont à nouveau réalisé que même le «château d’eau de l’Europe» n’était pas à l’abri de la sécheresse.

De l’eau, il en aura été beaucoup question cette année. Pas moins de 100 communes du pays ont mis sur pied des manifestations et 40 projets ont reçu le soutien des deux Offices fédéraux concernés et de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Résultat: à la question «savez vous que cette année est celle de l’eau?», 73% des Suisses interrogés en plein mois d’août ont répondu «oui.»

Par contre, lorsqu’on leur a demandé de citer spontanément le thème de l’Année internationale mise sur pied par les Nations Unies, sans leur souffler la réponse, les sondés n’étaient que 33% à le connaître.

Un rapide coup de sonde effectué par swissinfo jeudi matin dans les rues de Berne confirme toutefois les meilleurs résultats du sondage. Quasiment trois personnes sur cinq savent que 2003 est l'Année internationale de l'eau.

Des efforts à poursuivre

Mais bien sûr, les efforts ne doivent pas se limiter à une année symboliquement dédiée à l’eau. Tel est en substance le message livré jeudi par les responsables chargés de tirer un premier bilan de l’exercice.

La Suisse continuera donc à mener sa politique de gestion des eaux, selon trois grands axes: préserver les écosystèmes, prévenir les effets des changements climatiques et lutter contre les pollutions.

«Les forêts couvrent en gros un tiers du territoire national, et elles ne servent pas uniquement d’ornement», rappelle Willy Geiger, sous-directeur de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP).

La qualité des écosystèmes qui abritent les sources et les nappes phréatiques est en effet primordiale pour la qualité de l’eau. Si la nature reste saine, l’eau qui en sortira pourra continuer à être consommée sans subir de traitement préalable.

Les fléaux du ciel

Les changements climatiques menacent aussi directement la qualité de l’eau. Lorsque les niveaux sont bas, la température des lacs et des rivières monte, tuant les poissons et augmentant la concentration des polluants.

De plus, la Suisse doit aussi continuer à se préparer contre les excès inverses de la nature. Précipitations abondantes, crues et inondations provoquent glissements de terrain et chutes de pierres.

Pour lutter contre ces fléaux, il est indispensable de poursuivre les programmes de renaturalisation des fleuves et des rivières. Mais également de continuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Et dans ce contexte, la Suisse doit concentrer ses forces sur la promotion de l’électricité d’origine hydraulique, en tant que source d’énergie indigène et renouvelable.

Les nouveaux polluants

En matière de lutte contre la pollution également, il reste pas mal de pain sur la planche.

«Nous avons gagné la bataille des phosphates, mais les eaux continuent de recevoir des micro-polluants comme les pesticides ou les hormones contenues dans les médicaments», précise Willy Geiger.

Et certaines de ces substances ont des effets encore mal connus, parce qu’insuffisamment étudiés. C’est notamment le cas de certaines hormones qui font changer de sexe aux poissons.

Il est donc vital d’améliorer encore les installations d’épuration et d’agir à la source, soit directement auprès des pollueurs.

«Lutter pour l’homme»

Pour importants qu’ils soient, les problèmes d’eau que connaît la Suisse ne sont évidemment rien en regard de ceux dont souffrent certains pays du Sud.

«Nous n’avons pas creusé plus de puits en 2003 qu’au cours des autres années, admet Remo Gautschi, directeur suppléant de la DDC. Mais nous avons eu l’occasion de réfléchir et de faire connaître notre action.»

Une action qui va évidemment se poursuivre, en vue de lutter contre cette terrible réalité: aujourd’hui dans le monde, 1,4 milliard de personnes sont privées d’un accès suffisant à l’eau potable.

Un chiffre qui suffit largement à illustrer le credo de Willy Geiger: «lutter pour l’eau, c’est d’abord lutter pour l’homme.»

swissinfo, Marc-André Miserez

En bref

- Trois sondages ont été réalisés au cours de cette Année de l’eau, sur un échantillon représentatif de 540 personnes en Suisse.

- Au mois de janvier, seuls 9% des sondés étaient capables de dire spontanément que 2003 était l’Année de l’eau. Ce chiffre est monté à 33% au mois d’août.

- Au mois d’août également, 73% des sondés répondaient même «oui» à la question «savez-vous que cette année est celle de l’eau?»

- A la question «qu’est ce qui vous concerne le plus dans les questions liées à l’eau?», les sondés sont 51% à parler d’une ressource «rare et précieuse» et 50% à se soucier de sa protection et de celle des habitats qui y sont liés.

- Le problème de la répartition équitable de l’eau et du soutien à des projets dans les pays du Sud ne concerne en revanche que 21% des sondés.

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