Berne: après la colère des enseignants, celle des parents

Pour la première fois, les élèves et leurs parents se sont mobilisés à Berne. Ils étaient près de 1500 à manifester jeudi devant le «Rathaus» pour une école de qualité. Ils dénoncent les mesures d’économie du gouvernement bernois.

Ce contenu a été publié le 08 juin 2000 - 16:45

En janvier, les enseignants avaient déjà protesté contre les mesures d’économie des autorités cantonales en observant une heure de grève. A Berne, comme partout en Suisse (dans le canton de Vaud notamment), les manifestations se multiplient ces derniers mois. Ce jeudi, les parents se sont mobilisés à leur tour.

Leurs revendications rejoignent celles des enseignants. Ils dénoncent l'augmentation des effectifs par classe, la diminution ou la suppression de l'offre supplémentaire, comme les cours d'appui pour les enfants étrangers. Les parents soulèvent également le problème du stress chez les enseignants. Ils sont toujours plus nombreux à manquer de motivation et à souffrir de «burn out».

Pour les soutenir, le canton de Berne offre, depuis six ans, un service de consultation. Chef de projet à l’époque, le psychologue Franz Schorer parle des nouvelles tâches auxquelles l’école est confrontée. Peut-être une explication au stress grandissant des enseignants. Selon lui, les parents délèguent de plus en plus leurs responsabilités aux instituteurs. Qui sont donc amenés à jouer un rôle d’éducateurs en plus de leur rôle d’enseignants.

Franz Schorer évoque quelques pistes. La sélection des enseignants devrait être améliorée. Selon lui, certains se sont trompés de voie et en souffrent. Un bon élève ne devient pas forcément un bon maître, ajoute le psychologue. Pourtant, le recrutement est essentiellement basé sur les connaissances. On privilégie ceux qui apprennent bien.

Reste le problème majeur: l’argent. Le gouvernement bernois, par exemple, enregistre un déficit cumulé de cinq milliards de francs. Il n’en finit plus de faire des économies. Et l’éducation n’y a pas échappé. Selon Claudia Omar, cheffe de l’instruction publique à la Ville de Berne, c’est pourtant «une grave erreur de faire des économies sur l’éducation».

swissinfo avec les agence

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article