La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
.

Aujourd’hui en Suisse

Helvètes du monde, bonjour,

Dans la dernière ligne droite avant Noël, le Parlement ne chôme pas. Pas moins de cinq dossiers d’importance, dont le budget 2025, ont été traités par les deux chambres entre mercredi et jeudi. Je vous en fais le résumé.

Il y a également fort à parier que les centres de médecine esthétique sont également bien occupés avant les fêtes – une tendance qui a pris de l’ampleur partout en Suisse, surtout au sein de la jeune génération.

Cette lettre d’information étant la dernière que je vous enverrai cette année, je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes et je me réjouis de vous retrouver en 2025!

Merci de votre fidélité et bonne lecture,

portefeuille sur un pupitre du Parlement suisse
Keystone / Peter Klaunzer

Après le Conseil national, le Conseil des Etats a également approuvé le budget 2025. L’aide à la coopération internationale y perd 110 millions en faveur de l’armée.

Les deux chambres ont approuvé jeudi les propositions de la conférence de conciliation sur le budget. Cette dernière a dû intervenir car le Conseil national et le Conseil des États ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur les coupes budgétaires.

Celles-ci sont désormais claires: 110 millions de francs seront économisés dans la coopération internationale au profit de l’armée. Le Parlement a d’ailleurs décidé de lui octroyer environ un demi-milliard de plus que ce que le Conseil fédéral souhaitait. Le personnel de la Confédération devra également contribuer à compenser l’augmentation du budget de l’armée.

Plusieurs parlementaires des partis de gauche ont manifesté leur mécontentement quant aux coupes prévues dans la coopération internationale. «La coopération internationale a été sciée de manière excessive et inutile», selon le conseiller aux Etats vert Mathias Zopfi. Le conseiller aux Etats libéral-radical Josef Dittli s’est quant à lui réjoui que le budget approuvé respecte le frein à l’endettement.

résultats de vote au Conseil national
Keystone / Peter Klaunzer

D’autres décisions importantes sont ressorties des discussions de mercredi après-midi et jeudi au Parlement. Voici les principales.

Le Parlement veut rendre punissables les incitations à la haine ou la discrimination de personnes en raison de leur genre. Concrètement, l’article 261bis du Code pénal devrait être complété par le mot «genre». Les infractions pourraient être punies d’une peine de prison allant jusqu’à trois ans.

Les avocats et avocates suisses pourront bientôt de nouveau fournir leurs prestations au gouvernement et entreprises russes. Les sanctions de l’UE envers la Russie, reprises par la Suisse, proscrivent de fournir des services au gouvernement, aux personnes morales et physiques russes. Mais le Parlement vient d’adopter la levée de cette disposition pour les avocates et avocats.

Le Parlement a décidé de ne pas durcir le droit au regroupement familial pour les personnes admises à titre provisoire. La majorité du Conseil national avait adopté une motion de l’UDC (droite conservatrice) allant dans ce sens. Mais le Conseil des États a refusé un durcissement de la loi, arguant qu’il serait mal adapté comme instrument de gestion pour geler l’immigration, car il ne concerne que peu de personnes.

Le Conseil national et le Conseil des États approuvent l’abolition de la valeur locative, aussi pour les résidences secondaires. La valeur locative est un revenu fictif que les propriétaires doivent déclarer sur leurs résidences.

Toutefois, l’abolition de la valeur locative est liée à un autre dossier. Afin de compenser la perte de recettes pour les cantons touristiques, le Conseil national propose un nouvel impôt sur les résidences secondaires, qui entrerait en vigueur en même temps que l’abolition de la valeur locative. Le nouvel impôt nécessite une modification de la Constitution avec un référendum obligatoire et donc un oui du peuple et des cantons.

une femme se fait injecter du botox
keystone

Lèvres pulpeuses, cernes gommés, rides du front lissées: l’essor des réseaux sociaux a propulsé les soins esthétiques sur le devant de la scène. Aujourd’hui, on ne se cache plus pour y avoir recours, et de plus en plus de centres ouvrent leurs portes dans les villes de Suisse.

Autrefois plutôt réservée à une clientèle comprise entre 35 et 45 ans, la médecine esthétique attire de plus en plus de jeunes. Selon la Dre Marta Maneiro, directrice médicale de la clinique B2G à Lausanne, «ce sont justement les jeunes qui ne sont plus timides à demander ce type de soins. Moi, je dirais même que ce sont eux qui ont attiré les personnes plus âgées».

Les centres-villes suisses sont envahis par de nombreuses enseignes spécialisées. Et l’arrivée de chaînes dédiées  a accentué la concurrence. Mais, d’après Fabrice Pfulg, président de l’Association des Centres de médecine esthétique suisses, l’engouement s’est normalisé et «on est de nouveau sur une activité qui correspond à celle qu’on avait avant le Covid».

Le marché reste lucratif, car les effets des traitements comme les injections de botox ou d’acide hyaluronique ne durent que quelques mois. Il faut également préciser qu’en Suisse, la médecine esthétique n’est pas une spécialité reconnue. En théorie, toute personne au bénéfice d’un diplôme post-gradué de médecine peut pratiquer des injections.

une vieille dame
Keystone / Gaetan Bally

Jamais il n’y a eu autant de centenaires en Suisse. En outre, ces personnes se disent satisfaites de leur vie. Quel est le secret du bien vieillir?

La Suisse compte 2086 centenaires, dont 80% de femmes. Dans la première étude nationale sur le sujet, la chercheuse en gérontologie Daniela Jopp a exploré la manière dont ces personnes vivent en Suisse.

Premier constat: 92% d’entre elles sont satisfaites de leur vie, et ce, malgré leurs problèmes de santé. En moyenne, chaque personne souffre de six limitations physiques et de troubles cognitifs. Mais le bien-être dans le grand âge vient en réalité ce que l’on appelle les forces psychologiques. Ce sont la croyance en son propre contrôle sur la vie, l’optimisme, une vision positive de l’avenir, le sentiment que la vie a un sens et une forte volonté de vivre.

Finalement, les gènes ne jouent qu’un rôle minime dans la durée de vie: seulement 25%. La plus grande partie (70 à 80%) dépend d’une alimentation saine, de l’exercice physique, de la forme mentale et des relations sociales, ainsi que d’une attitude positive et du sens que l’on trouve à la vie.

«Je pense que nous pouvons apprendre des centenaires à quel point il est important de prendre conscience, dès le plus jeune âge, de ce qui nous passionne et nous motive réellement. Ce sont précisément ces passions qui non seulement donnent du sens et de l’énergie, mais nous portent aussi souvent jusqu’à un âge avancé», déclare Daniela Jopp.

conduite d'eau d'un barrage
Keystone / Gaetan Bally

La Suisse en image

Des ouvriers contrôlent la conduite d’eau blindée qui passe sous le lit du lac du Grimsel depuis le lac d’Oberaar et jusqu’à la centrale électrique de Grimsel 1, pendant la mise en eau et les travaux de mise en service du nouveau barrage du Spitallamm. Durant l’hiver 2024-2025, toutes les installations normalement immergées seront vérifiées et réparées.

Les plus lus
Cinquième Suisse

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision