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Ursula Andress Un bikini à l'origine de tout

La star suisse du cinéma Ursula Andress, qui fête samedi son 80e anniversaire dans sa maison en Italie, sait mieux que quiconque ce que peut valoir un banal bout de tissu de coton blanc et à quel point il peut changer une vie.

«Interpréter la première Bond Girl dans le film ‘James Bond 007 contre Dr No’ m’a donné la liberté de pouvoir choisir mes rôles et de devenir financièrement indépendante», affirmait Ursula Andress en 2001, avant que le fameux bikini qu’elle portait en 1962 ne soit vendu aux enchères pour 98'700 francs.

Ursula Andress est née à Ostermundigen, dans la périphérie de Berne, d’une mère suisse et d’un père allemand. Avant de revêtir les habits – assez minimalistes – de Honey Rider, la pêcheuse de coquillages jamaïcaine qui aide James Bond (interprété par Sean Connery), elle avait déjà eu de petits rôles dans quelques films, pour la plupart italiens, dont «Un Américain à Rome».

Sa voix avait été doublée en raison de son fort accent germanique, sans que cela gêne le moins du monde les spectateurs. La scène de cette femme émergeant des eaux, un peu comme une Vénus de Botticelli, avec deux grands coquillages dans les mains et un couteau à la ceinture, est entrée dans les annales du cinéma. En un instant, Ursula Andress est devenue une star, atteignant l’apogée de sa carrière à 26 ans. Grâce à ce rôle, elle a obtenu en 1964 le Golden Globe de la meilleure actrice débutante. Au cours des années suivantes, elle a joué aux côtés de stars confirmées comme Elvis Presley, Frank Sinatra, Dean Martin, Jean-Paul Belmondo, Peter O’Toole ou encore Woody Allen, dans son premier film Ciao Pussycat (1965).

Dans les années 1970, elle a en revanche surtout tourné en Italie, dans des films souvent de série B et des comédies érotiques comme «La montagne du dieu cannibale». Dans les années 1980, elle tente la voie du petit écran en apparaissant dans différentes séries, parmi lesquelles le soap opera «Falcon Crest».

A la question de savoir pourquoi elle avait posée nue dans «Playboy» en 1965, elle avait simplement répondu: «Parce que je suis belle». Un avis que partagent certainement les fans de James Bond qui ont souvent vu en elle la plus parfaite des «Bond Girls».

Bon anniversaire, Ursula Andress.

(Texte Thomas Stephens, choix des images: Ester Unterfinger)