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Poésie et littérature à la foire du livre de Bâle

Cette année, tout a été fait pour passionner le jeune public.

(www.buchbasel.ch)

Le 18e Salon du livre de Genève à peine achevé, c’est au tour de la 2e «BuchBasel» d’ouvrir ses portes. Au bord du Rhin, on mise avant tout sur la jeunesse et les auteurs connus.

Concernant l’avenir, les projets des organisateurs restent ambitieux.

La foire du livre de Bâle s’est beaucoup agrandie depuis sa première édition, l’an dernier. Plus de 300 éditeurs s’y sont inscrits – 25% de plus qu’en 2003 – et davantage de surfaces ont été louées.

L’an dernier, 28'000 personnes s’étaient rendues à la foire. «Cette année, nous attendons encore plus de visiteurs», déclare son directeur Stephan Lips.

350 auteurs sont attendus pour cette édition 2004. Parmi les noms connus, citons: le Britannique Ken Follet ou encore l’Allemand Martin Walser. Quant à la littérature suisse, elle est représentée notamment par Urs Widmer, Hugo Loetscher, Peter von Matt, Bruno Steiger et Martin Suter.

Cette foire du livre devrait tout particulièrement intéresser enfants et adolescents. Tout a en effet été fait pour les séduire. «Des animateurs seront là pour les rapprocher de la lecture et de la littérature», précise Stephan Lips.

Le chanteur bien connu en Suisse alémanique Gölä – qui se fait désormais appeler Burn – sera sur place avec son livre. Par ailleurs, bande dessinée, slam poetry, littérature en ligne et livres cultes des 50 dernières années, alimenteront le programme spécial destiné à la jeunesse.

Bâle vs. Genève

L’an dernier, l’initiateur de la foire du livre de Bâle, Matthyas Jenny, avait placé la première édition de sa manifestation aux mêmes dates que le Salon du livre de Genève – une provocation calculée. «C’était un acte inamical», commente René Grüninger, porte-parole du Salon du livre.

Le publiciste suisse Jürg Altwegg a résumé cette querelle dans les colonnes du journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. «La foire de Bâle a été ressentie comme une atteinte au consensus confédéral. Elle remet en question la présence des éditeurs germanophones dans la Suisse francophone et menace un aspect fondamental de la manifestation genevoise qui a toujours voulu constituer un pont entre les deux cultures.»

Mais Matthyas Jenny reste sur ses positions. «Je ne fais pas cette foire contre Genève, mais dans l’intérêt de la littérature, a-t-il déclaré au journal dominical Sonntagszeitung. Je ne détruis absolument rien. Pendant 17 ans, le Salon de Genève a eu l’occasion d’organiser une manifestation d’envergure nationale, mais il ne l’a pas fait et ne le fera jamais.»

Ces critiques adressées à Genève trouvent des oreilles bienveillantes en Suisse alémanique. «Nous avons été fidèles à Genève pendant plus de dix ans, mais la manifestation genevoise n’a jamais réussi à rapprocher les différentes cultures du pays», déclare Ruth Geiger de la maison d’édition zurichoise Diogenes.

L’an dernier, Diogenes avait préféré Genève à Bâle. Mais cette année, la situation a changé, puisque la maison d’édition a choisi d’être présente aux deux manifestations.

Visiblement, le vent tourne en faveur de Bâle. La cité rhénane a vu récemment l’arrivée du groupe d’édition Random House – qui appartient aux éditions Bertelsmann und Heyne – ou encore les éditeurs S. Fischer et Patmos.

Un marché trop petit?

Reste à savoir maintenant si la petite Suisse constitue un marché assez important pour accueillir deux foires du livre. «On n’en fait jamais assez pour le livre», répond Ruth Geiger.

Le porte-parole du Salon du livre de Genève estime également qu’il y a assez de place. «BuchBasel est une foire encore très récente et très petite, explique René Grüninger. Elle doit d’abord faire ses preuves.»

Mais tout le monde n’est pas du même avis. C’est notamment le cas de la grande maison d’édition allemande Rowohlt, qui considère la situation dans un cadre plus large que la seule Suisse.

«Une troisième foire du livre dans l’espace germanophone, à côté de celles de Francfort et de Leipzig, n’aurait de sens que si la Suisse présentait un concept d’exposition solide, déclare sa porte-parole Rosemarie Simanowski. Pour nous, la petite solution présentée n’entre pas en ligne de compte.»

Foi en l’avenir

Mais les organisateurs de BuchBasel ne se laissent pas démonter par les critiques et gardent foi en l’avenir. Ils croient en leurs chances et prévoient même de s’agrandir.

«Le potentiel n’est pas encore épuisé; bien d’autres éditeurs peuvent encore venir», relève Stephan Lips. Il y a assez de place à Bâle et la foire pourrait déménager dans des locaux plus spacieux.

Et pour s’agrandir encore, le fondateur de la foire Matthyas Jenny n’hésite pas à poursuivre sur la voie de la provocation: en 2005, la 3e édition se tiendra en effet en même temps que les Journées littéraires de Soleure.

swissinfo, Philippe Kropf
(traduction: Olivier Pauchard)

Faits

La BuchBasel se tient du 7 au 9 mai.
350 éditeurs et 300 auteurs y seront présents.
28'000 personnes avaient visité la 1ère édition, l’an dernier.

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