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Le témoignage de Céline Amaudruz divise les membres de son parti

La question du sexisme divise l'UDC (droite conservatrice). Plusieurs membres romands soutiennent leur vice-présidente Céline Amaudruz, qui n'apprécie pas les critiques essuyées après avoir témoigné sur certains gestes subis.

Ce contenu a été publié le 13 décembre 2017 - 08:43
swissinfo.ch/fb et la RTS

Les reproches adressés à Céline Amaudruz viennent de deux poids lourds de l'UDC: l'ancien chef de groupe Adrian Amstutz et le Zurichois Roger Köppel.

Dans un communiqué publié mardi, l'UDC du canton de Genevoise fustige "des remarques surprenantes, blessantes, pour ne pas dire d'un autre temps" à l'égard de sa conseillère nationale (chambre basse du parlement suisse) .

«C'est toujours la même chose. La personne qui fait un pas, qui doit être difficile, reçoit un flot de commentaires tous plus déplacés les uns que les autres, au lieu d'avoir du soutien», déplore le président de l'UDC Genève Marc Fuhrmann, dans le journal de 19h30Lien externe de mardi.

Contenu externe

Pour rappel, Céline Amaudruz avait dénoncé sur fond d'affaire Buttet des comportements inappropriés subis sous la Coupole fédérale, sans toutefois donner de nom.

Son ancien chef de groupe à Berne Adrian Amstutz le lui a reproché lors d'une séance de groupe du parti. Elle aurait dû selon lui nommer les personnes et porter plainte.

Autre charge, celle du parlementaire Roger Köppel, qui a écrit dans la Weltwoche: «Une femme politique, que je n'ai jamais vue autrement qu'en jupe courte ou en haut moulant, clame qu'elle ne prendrait jamais l'ascenseur avec certains messieurs.»

"C'est pas parce qu'une femme s'habille avec une jupe que les hommes doivent se comporter ensuite comme des animaux. On vit dans une société civilisée, un morceau de chair ne doit pas forcément vous exciter à ce point", a réagi Jérôme Desmeules, coprésident UDC du Valais romand.

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