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Funk addicted!

Le groupe Disfunktion, adepte du «power funk»

(swissinfo.ch)

Le groupe «Disfunktion» a récemment sorti son 2e album, «Addicted». Du funk musclé qui lorgne également vers les origines métissées du groupe.

Ils sont neuf - huit musiciens et une chanteuse - et leurs origines sont multiples: du sang iranien, tunisien, malgache, canadien et vaudois coule dans les veines de «Disfunktion». Un cocktail qu'on pourrait qualifier d'explosif, selon le cliché, au vu de la puissance qu'ils insufflent au funk, la musique qui les rassemble.

Le «power funk» est une chose bizarre, qui relève un peu de l'aberration. Alors que le funk est à l'origine une musique souple, élastique, où les instruments rebondissent sur une rythmique énervée, les adeptes du genre boostent le tout avec des riffs et des gros sons, notamment de guitare saturée, qui vont davantage puiser à la source du hard rock qu'aux spasmes sexy de James Brown.

«Disfunktion» bénéficie d'une chanteuse (Muriel Jecker) à la voix puissante, qui a pourtant appris à ne pas user en permanence de sa force. Et d'une section de cuivre aux arrangements extrêmement construits. Tout ce petit monde, appuyé sur une batterie et une basse pas franchement sobres, balance sur des morceaux dont les musiques sont signées par le claviériste Karim Mahjoub et le guitariste Yves-Ali Zahno.

«Addicted est plus extrême, plus tranché que notre premier album. Il y a deux morceaux très dépouillés, des titres joyeux, funky, et d'autres très métal», précise Muriel Jecker, qui signe les paroles de toutes les chansons, en français ou en anglais. A signaler au passage: «Lausanne», véritable déclaration d'amour à la capitale vaudoise, «Berceau de mes rêves, de mes fantasmes», chante-t-elle.

A propos, pourquoi «Addicted», titre de l'album et du morceau qui en assure l'ouverture? «C'est un de mes multiples thèmes revendicateurs... ça parle des dépendances qu'on a tous: les gens qui sont alcooliques et qui emmerdent les toxicomanes, ceux qui ne peuvent pas se passer de leur télévision, de leur chien, de leurs horaires et qui crachent sur ceux qui boivent un coup de trop. Le but, c'est de pousser une vague réflexion sur le fait qu'on a tous des piliers dans notre vie, et que si on enlève un de ces piliers, on est perdu».

Pour «Disfunktion», la chose est clair: leur dépendance, c'est le funk. Musicalement toutefois, il leur manque encore le sens de la mélodie imparable, celle qui saurait donner un sens à la pulsion rythmique et aux harmonies jazzy...

A noter sur cet album la présence du chanteur et tromboniste Joseph Bowie, fondateur et membre du groupe new-yorkais «Defunkt», frère de Lester, responsable sur ce disque de quelques prestations parfaitement ébouriffantes.

Bernard Léchot

«Addicted» est distribué en Suisse par Disques-Office. «Disfunktion» prochainement en concert : Genève (Undertown, 16.2), Delémont (le Sas 16.3), Zurich (Mood's 7.4), Montreux (NED 14.4), Frick (La Mecque 28.4)

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