Le Giec est invité à se réformer
Le groupe d'experts intergouvernemental de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec) devrait se scinder ou même se transformer en encyclopédie en ligne afin de rétablir la confiance ébranlée par des erreurs. C'est la conclusion de cinq climatologues de renom, dont le suisse Thomas Stocker, dans l'édition de jeudi de la revue Nature.
Des allégations selon lesquelles les glaciers de l’Himalaya pourraient fondre d’ici 2035 – ce qui constitue une exagération considérable du dégel – a fait apparaître des lacunes dans la vérification de ses sources par le Giec.
Des scandales portant sur des fuites de courriels et sur des conflits d’intérêt concernant certains membres du groupe ont aussi terni la réputation du Giec alors que les coûteuses politiques gouvernementales de lutte contre le réchauffement climatique s’appuient essentiellement sur ses rapports.
Plusieurs experts estiment qu’un des problèmes est que le Giec ne produit ses principaux rapports qu’une fois tous les six ans. John Christy, de l’Université de l’Alabama, propose de transformer le Giec en une encyclopédie vivante du type Wikipedia, constamment réactualisée sur internet et dont les chapitres seraient supervisés par des groupes de quatre à huit experts.
Thomas Stocker, de l’Université de Berne, co-président de l’un des trois principaux groupes de travail du Giec, défend pour sa part le fonctionnement du groupe en disant qu’un rapport tous les six ans assure «la robustesse requise pour une évaluation approfondie et rigoureuse».
swissinfo.ch et les agences
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