Mettre les compétences de la Cinquième Suisse au service du climat

Outre un trafic automobile intense, la région de Grenoble connaît depuis longtemps une activité industrielle, comme le prouve cette ancienne cheminée des Aciéries de Bonpertuis, autant d'éléments qui nuisent à la qualité de l'air. Keystone / Guillaume Horcajuelo

Les Suisses sont généralement assez sensibles à la cause de la défense de l’environnement et prompts à s’engager. Dès lors, pourquoi ne pas collecter leurs expériences pour les diffuser à une large échelle. C’est l’idée de Daniel Plumet, membre du Conseil des Suisses de l’étranger.

La pollution, Daniel Plumet, il connaît. Plus particulièrement celle de l’air. Ce retraité franco-suisse vit dans la région de Grenoble, une zone encaissée où l’air circule mal et où le trafic automobile est intense.

Pour lutter contre ce genre de situation, il veut mettre à contribution le réseau mondial des Suisses de l’étranger et de recueillir leurs expériences en matière de protection du climat, afin de les appliquer ensuite à l’échelle locale. Interview.

swissinfo.ch: Quelle est la genèse de ce projet?

Daniel Plumet: Les clubs suisses aimeraient souvent être plus impliqués dans la vie locale de leur région, mais ils peinent parfois à sortir de leur petit train-train, avec des repas au restaurant ou des fondues, par exemple. Or la défense de l’environnement constitue une opportunité de s’impliquer dans cette vie locale, d’autant que cette cause est d’une brûlante actualité et que les Suisses y sont sensibles.

J’ai trouvé un écho très positif auprès des différentes personnes à qui j’ai parlé de cette idée, qu’il s’agisse de membres du Conseil des Suisses de l’étranger ou d’autres Suisses de France. Cela m’a encouragé à aller de l’avant.

swissinfo.ch: Mais concrètement, comment cela fonctionnera-t-il?

D. P. : Partout dans le monde, des Suisses s’engagent concrètement pour la protection du climat. Il s’agit donc de procéder à un échange de connaissances, de répertorier leurs différentes idées et de les classer par thèmes dans une banque de données informatique.

Daniel Plumet lors d'un passage en Suisse à l'occasion du Congrès des Suisses de l'étranger. Daniel Plumet

Un Suisse expatrié pourrait ainsi puiser des idées dans cette banque de données et les soumettre à ses autorités locales pour résoudre un problème environnemental spécifique dans son quartier, sa ville, sa région…

Les associations suisses de monde entier seront sollicitées pour s’impliquer dans cette action et faire remonter les données. Cette action renforcera les liens entre les résidents suisses, tout comme avec les autorités locales.

swissinfo.ch: Vous-même êtes d’ailleurs déjà intervenu auprès des autorités de votre région.

D. P. : Effectivement. La pollution liée au trafic automobile est importante dans ma région. J’ai donc soumis au maire de Grenoble et au Conseil départemental de l’Isère une liste de conseils destinés à consommer moins de carburant et à réduire la pollution de l’air.

swissinfo.ch: Recueillir l’avis des citoyens et faire passer l’information aux autorités. Dans un contexte français, cela rappelle forcément quelque chose…

D. P. : Je me suis un peu inspiré de la grande consultation lancée en France après la crise des gilets jaunes. Le gouvernement avait alors invité à population à s’exprimer et à faire part de ses ressentis et de ses revendications dans des cahiers de doléance. J’avais moi-même participé à ces débats citoyens et fait des propositions.

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