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Les recrues suisses ne tiennent plus la route

Recrues à l'entraînement dans le canton du Tessin.

(Keystone Archive)

L'an dernier, une recrue suisse sur cinq a quitté prématurément son école de recrues. En 2001, l'armée table même sur 25% d'abandons. Le nouveau concept de recrutement prévu dès 2002 vise à ramener progressivement ce chiffre en-dessous de 10%.

Felix Endrich, porte-parole de l'Etat-major général, a confirmé dimanche cette information du «SonntagsBlick». Les jeunes gens qui s'avèrent inaptes en cours d'école de recrues ont coûté l'an dernier à l'armée 10 millions de francs, soit 90 000 jours de service pour rien.

Plus de la moitié des recrues renvoyées à la maison souffraient d'angoisses, d'insomnie, ainsi que de consommation exagérée d'alcool ou de drogues. De nombreux jeunes connaissent en outre des problèmes d'adaptation à la vie en caserne.

Dès cet automne, un nouveau concept de recrutement sera introduit. A l'avenir, les recrues subiront des tests de plusieurs jours dans six centres fédéraux. L'emplacement de trois d'entre eux est connu: Lausanne, Mels (SG) et Rüti (ZH). Ils remplaceront les 130 lieux où se déroule actuellement la journée de recrutement.

L'armée veut mieux cerner les aptitudes des futurs soldats. Des investigations psychiques seront notamment effectuées. Objectif: ramener le taux de recalés en cours d'école à moins de 10%. En 1994, ils ne constituaient que 12 % de l'effectif. Il s'agit également de mieux orienter les soldats et de déceler plus tôt les candidats à la carrière d'officier.

Les femmes et la Protection civile seront intégrées au nouveau concept, qui devrait être effectif dans toute la Suisse en 2004. Son coût: 42 millions de francs par an, soit 10 de plus qu'actuellement, a précisé Rolf Odermatt, lieutenant-colonel à l'Etat-major général.

swissinfo avec les agences

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