Affaire Nef: Schmid savait dès novembre 2006
Le ministre de la Défense Samuel Schmid aurait eu connaissance de l'existence d'une procédure pénale contre le chef de l'armée Roland Nef plus tôt que ce qu'il a dit jusqu'à présent.
Le 18 juillet dernier encore, lors d’une conférence de presse, Samuel Schmid avait déclaré avoir été informé par Roland Nef de cette plainte au printemps 2007, lors de l’entretien d’embauche. Il n’aurait alors pas voulu en connaître le contenu car relevant de la sphère privée.
Or, selon des recherches de la radio alémanique DRS, le conseiller fédéral aurait été mis au courant par la justice militaire le 14 novembre 2006 déjà de cette affaire. La porte-parole de la justice militaire Silvia Schenker a indiqué que l’Auditeur en chef de l’armée avait alors précisé à Samuel Schmid qu’il s’agissait «d’une procédure civile suite à des soupçons de contrainte dans le cadre privé».
Roland Nef a été suspendu le 21 juillet dernier, suite à la révélation par la presse qu’une plainte pénale était en cours contre lui lors de sa nomination. Il aurait harcelé son ex-amie après leur rupture et répondu en son nom à des annonces à caractère sexuel.
Dans cette affaire, le ministre de la Défense, qui a longtemps soutenu le chef de l’armée, a été très critiqué pour sa manière de communiquer, même à l’égard de ses homologues du gouvernement.
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.