Libre circulation: l’UDC monte sur le ring
Après un comité pour, l'UDC forme un comité contre la prolongation et l'extension de la libre circulation des personnes en vue de la votation du 8 février, un paquet jugé «anticonstitutionnel» par ce 2e comité. De son côté, l'ambassadeur de l'UE à Berne contredit la droite nationaliste.
L’Union démocratique du centre (UDC) a communiqué dimanche que le comité pour le non comprend l’ex-conseiller fédéral Christoph Blocher et 29 députés UDC.
Comité qui affirme dimanche que «tous les travailleurs de ces pays (de l’UE) peuvent entrer librement en Suisse sous le prétexte d’y chercher un emploi. Il est ensuite pratiquement impossible de contrôler ce qu’ils deviennent».
La libre circulation des personnes accroît en outre la pression sur les salaires et le chômage, souligne le comité. Elle alourdit les charges de l’assurance-chômage, de l’AVS ou de l’AI, une pression qui peut avoir des «conséquences désastreuses pour la sécurité sociale, en période de crise surtout».
Samedi dans les médias, l’ambassadeur de l’Union européenne en Suisse, Michael Reiterer, avait précisément rendu les Suisses attentifs aux «nombreuses contre-vérités jetées en l’air dans la campagne».
«Il n’y a pas lieu de spéculer ou de jouer la montre, a ajouté le diplomate. En cas de non, le premier paquet de bilatérales serait, à terme, annulé.»
Le 29 novembre, l’assemblée de l’UDC a recommandé le non le 8 février à dix contre un. Peu après, un autre comité de l’UDC s’est constitué en faveur du oui. Il rassemble plus d’un tiers du groupe parlementaire UDC (24), sous la houlette de l’entrepreneur et député thurgovien Peter Spuhler.
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