Serono et Columbia enterrent la hache de guerre

Il n'y aura pas de procès entre le groupe genevois et l'américain Columbia. Ils ont réglé leur différend sur un produit contre l'infertilité.

Ce contenu a été publié le 05 juin 2002 - 16:59

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le chemin a été long pour que les esprits s'apaisent. D'abord les faits. Columbia Laboratories Inc. assure la production de Crinone, un gel à base de progestérone soignant l'infertilité féminine.

De son côté, Serono détient les droits exclusifs de ce produit et le commercialise dans le monde entier, y compris les Etats-Unis.

Problèmes liés à l'application du produit

Or, en avril 2001, le produit a fait l'objet aux Etats Unis d'un rappel volontaire sur recommandation de Columbia. Celle-ci invoque des problèmes liés à l'application du produit.

Par la suite, le conflit s'envenime quand Serono et Columbia n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la date de la remise du produit sur le marché américain. Ce qui fait perdre beaucoup d'argent au groupe genevois.

Finalement, Serono remet le produit sur le marché américain en mars 2002, après une évaluation des données concernant de nouveaux lots.

Cette évaluation - réalisée avec Columbia - démontre que le problème posé lors de l'application est résolu.

Un accord financier

Aujourd'hui, le dialogue est non seulement renoué. Mais un accord financier a été trouvé, afin que les deux entreprises ne s'engagent pas dans des procès coûteux.

Concrètement, Columbia versera à Serono un montant compensatoire de 6 millions de dollars (9,3 millions de francs), indique mercredi l'entreprise genevoise. Cette somme correspond plus ou moins aux livraisons gratuites de Crinone pour sa remise sur le marché américain.

Ces 6 millions de dollars englobent également le versement d'un dédommagement pour coûts additionnels, à hauteur de 3,96 millions de dollars.

Bonnes relations

L'accord intervenu entre les deux sociétés est donc de première importance. «Il restaure aussi de très bonnes relations avec ce partenaire», explique Marc Aubert, porte-parole de Serono.

Il permet aussi à Columbia de commercialiser ce produit aux Etats-Unis, en échange de royalties versées à Serono. Le laboratoire américain complète ainsi son portefeuille de médicaments par une seconde marque de gel de progestérone.

Cela dit, «Les autres termes de l'accord sont confidentiels», précise Serono.

Il faut dire que l'enjeu est de taille, pour Serono qui a vendu en 2000, pour plus de 27,4 millions de dollars de Crinone, sur la planète.

swissinfo avec les agences

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