Torture: les policiers suisses pas irréprochables
Le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe (CPT) critique les pratiques des polices suisses. Il stigmatise notamment des violences lors d'arrestations et des «techniques d'étranglement». La police genevoise, en particulier, est montrée du doigt.
Lors de sa visite, effectuée du 24 septembre au 5 octobre 2007, le CPT n’a recueilli «que de très rares allégations de mauvais traitements délibérés» sur des détenus dans les cantons d’Argovie, de Berne, de Soleure, du Valais et de Zurich. «Par contraste, la situation a paru bien plus préoccupante» à Genève, souligne-t-il dans son rapport final publié jeudi.
Les allégations de mauvais traitements imputés aux pandores genevois vont d’ «une gifle isolée» à «des sévices plus graves comme des coups de pied, des coups de poing, des coups portés avec une matraque ou le recours abusif aux gaz lacrymogènes».
Le rapport dénonce aussi des manœuvres de «strangulation» dans le but apparemment de faire régurgiter des stupéfiants, deux cas de «submarino» (quasi-suffocation), ainsi que l’«utilisation non conforme de chiens policiers».
Le Comité, qui a son siège à Strasbourg, fonde son action sur la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines et traitements inhumains ou dégradants. Ce texte a été ratifié par le Conseil de l’Europe et des visites ont lieu régulièrement dans ses Etats membres.
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