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Arctic Sunrise: Greenpeace poursuit Moscou devant la CEDH

Ce contenu a été publié le 17 mars 2014 - 15:24
(Keystone-ATS)

L'organisation écologiste Greenpeace a saisi lundi la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) à la suite à la détention en Russie fin 2013 de 30 membres d'équipage de l'Arctic Sunrise, parmi lesquels le Zurichois Marco Weber. Greenpeace demande un dédommagement ainsi qu'une déclaration prouvant que leur arrestation et leur détention étaient "illégales".

Les trente membres d'équipage du navire avaient été arrêtés le 19 septembre dernier après une action contre une plate-forme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique. Cette opération coup de poing visait à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes fragiles.

Les interpellations, particulièrement musclées, avaient été effectuées alors que quelques militants tentaient d'escalader la plate-forme, située dans des eaux internationales. D'abord détenus à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, ils avaient été transférés à Saint-Pétersbourg avant d'être remis en liberté sous caution en novembre pour finalement bénéficier d'une amnistie en décembre.

"Disproportionné"

"La réaction des autorités russes a été complètement disproportionnée par rapport à la protestation pacifique qui a eu lieu", a soutenu l'avocat Sergey Golubok, cité dans le communiqué de Greenpeace publié lundi. "Nous pensons que les 'Arctic 30' ont été interpellés et détenus dans le cadre d'une violation flagrante des lois russes et internationales", a ajouté cette même source.

Sur la base des affaires précédentes portées devant la CEDH, les avocats s'attendent à ce que la Cour mette "un an ou plus" avant de communiquer l'affaire à la Russie.

Si les membres d'équipage ont finalement été libérés, le navire Arctic Sunrise, qui bat pavillon néerlandais, est toujours aux mains des autorités russes. Le Tribunal international du droit de la Mer, saisi par les Pays-Bas, avait ordonné en novembre de lever le séquestre sur l'Arctic Sunrise et la libération de l'équipage, mais Moscou avait alors refusé de reconnaître la compétence du tribunal.

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