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Assistance administrative: le directeur de Raiffeisen critique

Ce contenu a été publié le 18 août 2013 - 16:22
(Keystone-ATS)

Le directeur de la banque Raiffeisen se montre mécontent de la proposition du Conseil fédéral d'assouplir les règles de l'assistance administrative en cas de fraude fiscale. Pierin Vincenz estime "très problématique" la possibilité de recourir aux données volées.

Cette modification ferait "sauter les bases de notre Etat de droit et enfreindrait la sphère privée de la manière la plus grossière", a expliqué le directeur de la troisième banque de Suisse dans la "Zentralschweiz am Sonntag". Pour lui, la Suisse ne pourra éviter l'échange automatique d'informations pour régler le problème de l'argent non déclaré.

La Suisse n'a cependant pas besoin d'instaurer davantage d'obligations que ce qui est fait à l'étranger. Une augmentation des contrôles sur la conformité fiscale de la Suisse n'aurait d'autre résultat que de surcharger sa place financière, a ajouté Pierin Vincenz.

Le Conseil fédéral a mis mercredi en consultation une révision de la loi sur l'assistance administrative. Parmi les modifications proposées, la possibilité d'informer a posteriori les clients étrangers de banques suisses d'une demande d'entraide administrative.

Les partis bourgeois ont fortement critiqué le projet, alors que le PS s'est réjoui d'un "pas de plus en direction d'une place financière propre".

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