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Fin de la confrontation de Pistorius avec le procureur

Ce contenu a été publié le 15 avril 2014 - 13:32
(Keystone-ATS)

Le procureur sud-africain Gerrie Nel a mis fin mardi à son interrogatoire d'Oscar Pistorius. Il l'a accusé une fois de plus de s'être armé pour tuer sa petite amie en 2013, après une dispute dont les voisins ont entendu les cris.

"Vous vous êtes armé dans l'intention de la tuer et c'est ce que vous avez fait", a dit le procureur, avant de conclure: "Je n'ai rien d'autre à demander à ce témoin".

La confrontation durait depuis mercredi dernier, interrompue seulement par les crises de larmes de l'accusé, soit cinq jours consécutifs de questions destinées à tester la version des faits donné par Pistorius, à la recherche de la moindre omission ou contradiction.

Le procureur n'a cessé de l'accuser de "mentir", d'"ajuster sa version" et de pleurer pour éviter les questions.

Version trop "improbable"

"Hier, M. Pistorius, je vous ai demandé qui nous devrions blâmer pour ce qui s'est passé et vous avez indiqué que nous devrions vous blâmer vous", a demandé M. Nel mardi. "Exact, madame la juge", a répondu l'athlète de 27 ans.

"Devrions-nous vous blâmer pour le fait que vous lui avez tiré dessus ?", a enchaîné le procureur, sans que Pistorius accepte d'acquiescer: "Madame la juge, je croyais que ma vie était menacée".

"Nous ne devrions pas vous blâmer. Mais alors qui ? Quoi ou qui ? Reeva pour ne pas vous avoir dit qu'elle allait aux toilettes ? Le gouvernement ?", a lancé le procureur, avant d'attaquer une dernière fois: "Je vous le dis, M. Pistorius, votre version est non seulement fausse, mais aussi tellement improbable que cela ne peut raisonnablement pas être vrai".

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