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Gaz à effet de serre: la Suisse a rempli ses engagements

Ce contenu a été publié le 10 avril 2014 - 15:05
(Keystone-ATS)

La Suisse a pu, entre 2008 et 2012, réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 9%. Elle remplit ainsi ses engagements internationaux (8%). Pour ce faire, elle a recouru à l'achat de certificats à l'étranger, mais les mesures prises sur le territoire helvétique représentent la plus grosse part de l'effort.

Les émissions de gaz à effet de serre par habitant ont passé de 7,8 à 6,4 tonnes. La hausse due aux carburants (+13%) a pu être compensée dans d'autres secteurs, a indiqué jeudi l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Une série de mesures ont été prises pour atteindre le but fixé par le Protocole de Kyoto: taxe CO2 sur les combustibles, programme énergétique sur les bâtiments, prescriptions sur les émissions des véhicules.

+34% de voitures

Elles sont venues s'ajouter à d'autres facteurs favorables: hausse de l'efficacité énergétique, promotion des transports publics, transfert des marchandises de la route au rail, réglementation des gaz synthétiques.

Sans les mesures nationales, la Suisse aurait émis environ 4,5 millions de tonnes de CO2 de plus par an. Elle a en effet vu, entre 2008 et 2012, sa population augmenter de 18%, son nombre de voitures de 34% et son produit national brut de 36%.

Objectif plus ambitieux

Berne n'en a pas moins recouru à d'autres instruments autorisés par le Protocole de Kyoto. L'achat de certificats à l'étranger a été comptabilisé à hauteur de 2,5 millions de tonnes par an. L'effet de puits de CO2 des forêts suisses a quant à lui représenté 1,6 million de tonne par an.

Le surplus enregistré par rapport au but de 8% sera reporté sur la période actuelle. Il s'agit désormais d'affronter un nouvel engagement nettement plus ambitieux. La Suisse a annoncé, pour la période 2013-2020, un objectif de réduction des gaz à effet de serre de 20% par rapport à 1990. Elle est sur la bonne voie, selon l'OFEV.

Les émissions baissent progressivement. Les secteurs du bâtiment et des transports offrent la plus grande marge d'amélioration.

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