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L'ex-général serbe Krstic va purger en Pologne 25 ans de prison

Ce contenu a été publié le 27 mai 2014 - 01:33
(Keystone-ATS)

L'ex-général serbe bosniaque Radislav Krstic, condamné par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à 35 ans de prison pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en 1995, va purger en Pologne 25 ans de sa peine. Un tribunal de Varsovie l'a décidé lundi.

"Le tribunal régional de Varsovie a appliqué la peine inscrite dans le code pénal polonais" qui ne connaît pas la peine de 35 ans de prison, a indiqué à l'AFP Agnieszka Domanska, porte-parole du tribunal. Le code polonais donne le choix entre 15 ou 25 ans en prison ou la prison à vie.

"Au bout des 25 ans, il serait justifié que le TPIY tranche sur la suite de l'incarcération" de M. Krstic, a décidé le tribunal de Varsovie.

M. Krstic est le premier condamné pour crimes contre l'humanité en ex-Yougoslavie qui reste écroué dans une prison polonaise, à la demande expresse du TPIY. La Pologne fait partie des 17 pays qui se sont engagés auprès de l'ONU à accepter les criminels désignés par La Haye.

Le TPIY a demandé à la Pologne en septembre 2012 d'accepter Krstic, 66 ans, par souci pour la vie du détenu qui avait échappé de justesse en 2010 à une tentative de meurtre par trois co-prisonniers musulmans dans la prison de Wakefield en Angleterre. En Pologne, où il y a très peu de musulmans, le risque d'une agression semblable paraît minime.

Radislav Krstic fut l'un des organisateurs du massacre de Srebrenica, commis contre des Bosniaques lors de la guerre de Bosnie, en juillet 1995.

Après la chute des enclaves de Srebrenica et de Zepa, quelque 25'000 femmes, enfants et personnes âgées avaient été transférés de force vers des territoires contrôlés par les musulmans de Bosnie. Les hommes et les garçons en âge de porter des armes, militaires ou civils, avaient été exécutés et jetés dans des fosses communes.

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