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La junte thaïlandaise lève le couvre-feu et promet un gouvernement

Ce contenu a été publié le 13 juin 2014 - 17:37
(Keystone-ATS)

La junte thaïlandaise, au pouvoir depuis le coup d'Etat du 22 mai, a annoncé la levée du couvre-feu dans l'ensemble du pays. Elle a invoqué l'absence de violences et la nécessité de soutenir le secteur touristique. Plus tôt dans la journée, elle avait promis la formation d'un gouvernement intérimaire d'ici septembre au plus tard.

Ce cabinet devra superviser des réformes devant mener à des élections dans au moins un an.

"Un gouvernement sera mis en place d'ici le mois d'août, ou au plus tard septembre", a déclaré le chef de la junte, le général Prayuth Chan-O-Cha, lors d'une réunion de hauts gradés. Il n'a pas précisé si ce gouvernement serait composé de civils ou de militaires.

"Ne me demandez pas qui ils (les membres du gouvernement) sont ou d'où ils viennent", a ajouté le chef de la junte. Il n'a pas exclu de devenir Premier ministre lui-même.

Appel à la "patience"

Dans une allocution, M. Prayut a appelé les Thaïlandais à "être patients" avec lui. "Je sais que c'est une période de lune de miel en ce moment, mais j'espère que cela durera un peu plus longtemps".

Il a répété sa volonté d'élaborer dans les trois mois une constitution provisoire. Des élections législatives seraient organisées dans un délai d'un an, en vertu d'un plan de réconciliation nationale en trois étapes.

Depuis le putsch, l'armée a largement limité les libertés civiles en interdisant les manifestations, arrêtant des opposants au coup d'Etat, censurant les médias et maintenant temporairement en détention des centaines de personnalités politiques, journalistes ou universitaires.

Pays déchiré

La Thaïlande est divisée depuis près de dix ans entre partisans et adversaires de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d'Etat en 2006.

La junte a expliqué avoir pris le pouvoir le 22 mai pour restaurer l'ordre public après sept mois de manifestations contre le gouvernement de Yingluck Shinawatra, soeur de Thaksin. Ses détracteurs l'accusent d'avoir utilisé l'excuse de ce mouvement qui a fait 28 morts pour limiter l'influence de la famille Shinawatra.

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