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Le Festival d'Avignon tente un nouveau départ

Ce contenu a été publié le 05 juillet 2014 - 14:38
(Keystone-ATS)

Après une ouverture ratée en raison d'une grève de soutien au mouvement des artistes et techniciens, le Festival d'Avignon tentait samedi de repartir du bon pied. Quatre premières étaient programmées dans la soirée, dont la mythique pièce le "Prince de Hombourg" dans la Cour d'honneur du Palais des Papes.

La 68e édition du festival démarre sur fond de mouvement de contestation des "intermittents du spectacle", du nom du régime spécial des artistes et techniciens en France. Les grévistes s'opposent à la nouvelle convention d'assurance-chômage qui durcit leurs conditions d'indemnisation.

Vendredi soir, le "Prince de Hombourg" de Heinrich von Kleist a fait les frais de la grève. En lieu et place de la première représentation, les rares badauds ont pu voir une projection militante sur l'immense façade du palais papal, en soutien aux artistes et techniciens.

Des slogans en lettres blanches se détachaient sur fond rouge: "Pas de fausses promesses", "Indignons-nous", ou "Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous". L'annulation des deux spectacles d'ouverture se chiffre à quelque 29'000 euros, rien qu'en billetterie, selon le directeur du festival Olivier Py.

Spectre de l'annulation totale

Le personnel du festival a fait savoir qu'aucune autre grève n'était prévue à ce stade. Et le véritable coup d'envoi du festival devait intervenir samedi avec le démarrage du "Off", rassemblement de 1083 troupes de théâtre. L'immense majorité d'entre elles était bien décidée à jouer.

"Je voudrais que le public sache que le festival Off va tenter de jouer par tous les moyens", a déclaré vendredi soir Greg Germain, président de l'association qui l'organise.

Les divisions se creusent

Sur le terrain, des éléments radicaux de la Coordination des intermittents et précaires (CIP) espéraient encore convaincre les équipes des spectacles de se mettre en grève. Les divisions au sein du mouvement se creusent depuis plusieurs jours.

Le collectif du personnel du festival s'est désolidarisé de certaines actions, comme l'irruption de militants pendant une répétition du "Prince de Hombourg" mercredi soir.

La Coordination a appelé à une grève le 7 juillet, le syndicat CGT Spectacle le 12. L'incertitude continue donc de planer sur la suite du plus prestigieux des festivals français.

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