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Le ministre japonais des Finances a appelé vendredi l'Allemagne à conduire l'Europe pour créer un "pare-feu" contre la contagion de la crise de la dette. La création "d'un plan de financement solide" pourrait constituer ce rempart, a-t-il expliqué.

M. Azumi a confié son inquiétude face à la montée des taux obligataires en Italie et en Espagne, jugeant "urgent" d'agir pour empêcher leur problème de financement d'empirer. Les taux des obligations d'Etat ont atteint jeudi de nouveaux records de hausse en France et surtout en Espagne, par rapport au taux référence de l'Allemagne.

Anxiété

Le Japon est très anxieux de la situation en zone euro, d'abord parce que cette crise financière risque de ternir la croissance mondiale et de menacer en conséquence la reprise de sa propre économie, encore convalescente du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire du 11 mars.

Autre motif d'angoisse à Tokyo: la crise d'endettement du Vieux continent contribue à renchérir le yen, une "valeur refuge" pour les investisseurs en temps de crise, qui flambe depuis des mois face au dollar et à l'euro.

Croissance pénalisée

Cette vigueur remarquable renchérit les coûts des produits fabriqués au Japon et réduit la valeur des revenus tirés de l'étranger par les groupes exportateurs nippons, ce qui pèse sur la croissance.

Deuxième plus important détenteur de devises au monde, derrière la Chine, le Japon a investi 2,975 milliards d'euros depuis le début de l'année dans les bons émis par le Fonds de secours de la zone euro (FESF).

Il a acheté quelque 20% des obligations proposées lors des trois premières émissions de ce fonds, une part ramenée à 10% lors de la dernière lancée le 7 novembre.

ATS