Navigation

Les Sud-Africains votent dans un climat tendu, Jacob Zuma optimiste

Ce contenu a été publié le 07 mai 2014 - 11:16
(Keystone-ATS)

Le président sud-africain Jacob Zuma s'est montré optimiste sur la victoire de son parti, l'ANC, aux élections législatives. Il a souhaité que la journée se passe dans le calme, alors que certains quartiers pauvres en périphérie des grandes villes ont été le théâtre de violences ces dernières semaines.

Plus de 25,3 millions d'électeurs doivent désigner 400 députés, qui eux-mêmes éliront le prochain chef de l'Etat le 21 mai. A 72 ans, Jacob Zuma devrait être reconduit pour un second mandat de cinq ans. "Je pense que le résultat sera très bon", a dit le président sortant en votant dans son village natal de Nkandla.

Les sondages prédisent un recul de l'ANC autour de 60 %, contre 65,9% en 2009. Au profit notamment du parti d'opposition libérale Alliance démocratique, crédité d'environ 20 % des intentions de vote. Tous les regards seront tournés aussi vers le score du parti populiste de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), nouveau venu dans le paysage politique.

L'EFF souhaite la nationalisation des banques et des mines, l'expropriation sans indemnisation des grands propriétaires terriens blancs et une redistribution radicale des richesses.

Appel au calme

"J'espère que tous les électeurs pourront voter sans problème parce que c'est notre droit, pour lequel nous nous sommes battus", a ajouté Jacob Zuma qui fut entre 1963 et 1973 l'un des prisonniers du régime de l'apartheid sur l'île-bagne de Robben Island, avec Nelson Mandela. "Mon souhait, c'est que partout dans le pays le vote soit aussi pacifique qu'il doit l'être", a-t-il ajouté.

Jusqu'à la dernière minute, les responsables de la sécurité ont multiplié les appels au calme, alors que les manifestations violentes dans les bidonvilles et les quartiers pauvres se succèdent jour après jour dans le pays, généralement pour protester contre la mauvaise qualité des services publics, dont la distribution d'eau et d'électricité.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le quartier pauvre de Bekkersdal, près de Johannesburg, a été le théâtre d'émeutes. Trois bureaux de vote ont été incendiés, a souligné une radio.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.