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Près de 150 tués en deux jours au Nigeria

Ce contenu a été publié le 21 mai 2014 - 21:10
(Keystone-ATS)

Près de 150 personnes ont péri en deux jours au Nigeria, dans des attaques de villages dans le Nord-Est et un attentat à Jos (centre). Ces violences déstabilisent encore un peu plus le gouvernement malgré la mobilisation internationale contre Boko Haram.

Des hommes armés non identifiés ont attaqué coup sur coup lundi et mardi deux villagesprès de Chibok (nord-est), où le groupe islamiste armé avait enlevé plus de 200 lycéennes mi-avril.

"L'attaque a été brutale. Ils se sont mis à tirer et ont incendié nos maisons. Nous avons dû nous enfuir dans la brousse. Ils ont tué 20 des nôtres", a témoigné un habitant d'Alagarno, Haruna Bitrus. Dix autres personnes sont décédées à Shawa.

Près de 120 tués à Jos

A Jos, dans le Centre, les opérations de secours se poursuivaient mercredi pour tenter de trouver des survivants - ou des cadavres - enfouis sous les décombres après le double attentat de mardi, qui a fait au moins 118 tués et 56 blessés. Deux véhicules piégés ont explosé à 20 minutes d'intervalle sur un marché de cette ville d'un million d'habitants.

Le porte-parole du gouverneur de l'Etat dont Jos est la capitale a attribué l'attentat à Boko Haram. Les Etats-Unis ont condamné "ces attaques odieuses contre des civils" et réaffirmé leur "soutien" au Nigeria pour "vaincre l'extrémisme", dans un communiqué du département d'Etat.

Crainte de violences

Cette nouvelle tuerie ravive la crainte de violences interreligieuses qui ont déjà ensanglanté l'Etat dont Jos est la capitale. Il se trouve entre le Sud chrétien et le Nord majoritairement musulman du Nigeria.

"Les attentats sont un coup très dur, surtout après le travail accompli ces dernières années pour favoriser la coexistence pacifique et le respect entre tous les groupes ethniques, religieux et politiques", a déclaré l'archevêque de Jos et président de la conférence épiscopale du Nigeria, Ignatius Ayau Kaigama.

Plus de 2000 tués récents

Les violences ont fait plus de 2000 tués depuis le début de l'année au Nigeria.

Outre le rapt de 276 adolescentes à Chibok, qui a scandalisé l'opinion publique mondiale, Boko Haram a revendiqué une série d'attaques.

L'armée nigériane a annoncé mercredi le lancement d'une grande campagne de recrutement de volontaires pour aller combattre Boko Haram.

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