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Ringier refuse la participation des Amis du "Temps"

Ce contenu a été publié le 01 juillet 2014 - 16:25
(Keystone-ATS)

Ringier veut avoir les coudées franches pour décider de l'avenir du "Temps". L'éditeur zurichois refuse l'offre des Amis du quotidien qui posaient, selon lui, des conditions trop contraignantes au vu de la situation difficile que traversent les médias actuellement.

Fusion, déménagement à Lausanne, newsroom: pour le Cercle des Amis du "Temps", tout semble décidé et inacceptable. Selon Ringier, en revanche, une seule chose est claire et incontestée: les deux partenaires n'ont pas trouvé de terrain d'entente et se séparent.

Pas d'élargissement

Dans son communiqué, Ringier affirme mardi avoir décidé de "ne pas élargir l'actionnariat à d'autres investisseurs après l'approbation du rachat (du journal) par la Commission de la concurrence (COMCO)", attendue cet été. Pour mémoire, en avril, Ringier, qui détenait 46,25% du "Temps", a repris les parts de Tamedia (46,25%), devenant l'actionnaire majoritaire.

Selon Daniel Pillard, directeur de Ringier Romandie, trois raisons expliquent l'échec des discussions avec les Amis du "Temps". Ils ne voulaient pas acheter des actions mais investir cet argent dans des projets de développement du titre.

Nouvelle newsroom

Le second différend a porté sur la localisation d'une éventuelle newsroom. Ringier, qui a trois hypothèses à ce sujet, entend ne rien exclure alors que les Amis du "Temps" ne voulaient pas entendre parler d'un regroupement dans les locaux de "L'Hebdo" à Lausanne.

Enfin, troisième élément, Ringier souhaite dégager des synergies entre trois titres: "Le Temps", "L'Hebdo" et "Edelweiss". "Nous sommes à la recherche d'un modèle, mais rien n'est décidé", assure Daniel Pillard qui réfute toute volonté de fusion.

"C'est le Cercle des Amis du "Temps" et pas de "L'Hebdo"", commente le directeur de Ringier Romandie qui qualifie de "fantaisiste" tout chiffre avancé sur des économies de personnel.

Conditions sine qua non

Du côté des Amis du "Temps", le ton et la teneur du communiqué sont très différents. S'il y a eu rupture, c'est bien parce que Ringier a posé comme "condition sine qua non" la fusion des rédactions du "Temps" et de "L'Hebdo" et leur regroupement à Lausanne.

Contrairement à Ringier qui veut économiser, le Cercle des Amis se dit convaincu qu'il faut des investissements "importants et urgents", "qu'il était disposé à financer". En conclusion, l'association exprime "sa sympathie" pour les journalistes et les équipes du "Temps" "qui vont sans doute au-devant de bouleversements majeurs".

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