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Thaïlande: le salut de "The Hunger Games" en signe de résistance

Ce contenu a été publié le 03 juin 2014 - 10:35
(Keystone-ATS)

Les opposants au coup d'Etat militaire en Thaïlande, bravant l'interdiction de manifester et les menaces d'arrestation, ont adopté le salut à trois doigts des films à succès "The Hunger Games" pour défier la junte. L'armée a prévenu que les gens faisant ce signe pourraient être arrêtés.

"Montrer les trois doigts est devenu un symbole pour appeler à des droits politiques de base dans un pays dirigé par une personne", le général Prayut Chan-O-Cha, a écrit sur Facebook Sombat Boonngamanong, célèbre militant recherché par la junte.

Certains Thaïlandais critiques du putsch du 22 mai ont posté sur les réseaux sociaux des photos d'eux faisant ce salut qui consiste à lever les trois doigts du milieu. Parmi eux, la fille de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé par le précédent coup d'Etat en 2006.

"Pas une fiction"

"Chers #HungerGames. Nous avons fait nôtre votre signe. Notre lutte n'est pas une fiction", a écrit un internaute sur Twitter. La série de films "The Hunger Games" met en scène une société totalitaire dominée par les oligarques du Capitole qui font régner la terreur dans des districts où s'entasse la majorité de la population.

Le salut est au départ un geste de remerciement, d'admiration et d'au revoir adressé à un proche. Mais il devient ensuite un symbole de la révolte contre le régime qui organise notamment des jeux télévisés où les candidats de chaque district doivent s'entretuer.

Référence à la devise française

En Thaïlande, certains manifestants expliquent également que le geste est une référence à la devise française "Liberté, Egalité, Fraternité", héritage de la Révolution de 1789.

L'armée, qui a imposé la loi martiale, un couvre-feu de nuit et un contrôle des médias, a prévenu que les gens faisant le salut pourraient être arrêtés, en vertu de l'interdiction de tout rassemblement de plus de cinq personnes.

Lecture de George Orwell

Certains militants ont également été vus lisant dans la rue "1984", le roman de George Orwell dénonçant le totalitarisme. L'armée a prévenu les manifestants, ainsi que leurs familles, qu'ils risquaient des poursuites en cour martiale.

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